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Extraction présumée de Toumba Diakité : aucune réaction de ses avocats

La matinée du mardi 10 février 2026 a été marquée par une vive psychose à Kaloum. Des tirs sporadiques entendus dans plusieurs artères de la presqu’île ont semé la panique parmi les populations, sur fond d’informations faisant état de l’extraction d’Aboucar Sidiki Toumba Diakité de la Maison centrale. Circulation bloquée, activités perturbées, silence des autorités : le flou demeure.

La quiétude matinale de Kaloum a brutalement été rompue ce mardi 10 février 2026. Des coups de feu ont été entendus entre 9h et 10h dans plusieurs zones stratégiques, notamment aux environs de la sûreté, provoquant une onde de choc au sein des habitants et des travailleurs de la presqu’île.

Selon des témoins sur place, ces tirs seraient liés à un important dispositif sécuritaire mis en place dans le cadre de l’extraction présumée d’Aboucar Sidiki  Diakité alias Toumba, détenu à la Maison centrale de Conakry.

Joint à plusieurs reprises, le collectif des avocats de Toumba Diakité est resté injoignable. Aucune déclaration, aucun communiqué, aucun élément d’éclairage n’a été fourni sur la situation de leur client, laissant place à de nombreuses spéculations.

Sur le terrain, les conséquences ont été immédiates. La circulation a été fortement perturbée, en particulier autour du pont du 8 Novembre, principal axe d’accès à la presqu’île. De nombreux travailleurs et commerçants se sont retrouvés bloqués, incapables d’entrer à Kaloum.

Un témoin décrit une situation chaotique : « Après les tirs, tout est devenu confus. J’ai quitté déjà Kaloum pour remonter en banlieue. Des éléments des forces spéciales sont au niveau du pont 8 novembre. Ils bloquent l’accès à Kaloum ».

Pendant ce temps, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Il faut noter que, le 31 juillet 2024, un tribunal guinéen a condamné Toumba Diakité à dix ans de prison pour crimes contre l’humanité, en lien avec le massacre du 28 septembre 2009 à Conakry.

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