Alors que la période des grandes pluies s’annonce, la commune rurale de Lainé dans la préfecture de Lola est en manque criard d’infrastructures routières. Face à cette situation, la délégation spéciale de ladite commune se mobilise pour tenter de trouver une solution avant les grandes pluies.
Avec l’appui d’une population soucieuse de l’état de la route, le premier responsable communal a entrepris des démarches envers une entreprise qui lui a fait un devis de 352 millions de francs guinéens pour ouvrir quelques voies. Faute de moyens, il interpelle les autorités.
« Aujourd’hui, nous sommes en train de recouvrer cette somme. La commune maintenant-là, on a quelques sous, mais ce n’est pas important. Mais les gens sont sur le terrain pour voir ce qu’on peut faire pour l’ouverture de ces routes. Parce que si on ne parvient pas, d’ici la saison des grandes pluies, Lainé sera coupée du reste de la région. Donc, je tends la main très franche au gouvernement du général Mamadi Doumbouya pour qu’il nous vienne au secours. Ce n’est pas facile de demander à la population une cotisation pour plus de 300 millions GNF. Je plaide auprès de toutes les personnes de bonne volonté, au gouvernement, de nous venir en aide », a interpelé Pé Edouard Kolomou.
Plus loin, l’autorité communale s’est penchée sur la transhumance qui continue de faire des victimes. Selon lui, les zébus maliens arrivés dans la localité continuent de faire des dégâts.
« On a été envahi par les bœufs maliens qui sont en train de créer aujourd’hui assez de problèmes au niveau des agricultures. On a cette difficulté. Je vous avoue que, même aujourd’hui, on a une citoyenne couchée à N’Zérékoré à l’hôpital qui a été grièvement blessée par un animal. Heureusement, l’éleveur s’est impliqué, il a pris toutes les dépenses en charge. C’est pour vous dire que la population ne connait pas les bœufs. Lainé n’a jamais été une zone d’élevage. Sinon, pour quelqu’un qui est habitué, elle allait certainement se sauver de l’animal », a expliqué Pé Edouard avant de revenir sur les circonstances de l’incident.
Pour minimiser le conflit entre éleveurs et agriculteurs, le gouvernement, à travers le ministre de l’agriculture, a délimité les zones de pâturage spécialement pour les éleveurs afin d’y parquer les animaux. Ce, pour permettre aux agricultures de rester d’un côté et aux éleveurs de l’autre côté.
« C’est pourquoi je demande au gouvernement de mettre en application ce qu’ils sont venus faire afin de permettre aux agriculteurs de pratiquer leur activité », a conclu Pé Edouard Kolomou.
Foromo Fazy Béavogui, depuis N’Zérékoré