Le Premier ministre malien, en visite officielle à Conakry, met en garde contre une ‘guerre informationnelle’ et défend les progrès sécuritaires du Mali, alors que les attaques du JNIM continuent de perturber les chaînes logistiques dans le pays.
Interrogé par un journaliste de RFI sur la présence de groupes terroristes à Bamako, le Premier ministre malien a réagi avec fermeté, mettant en avant les avancées sécuritaires de son pays.
« En 2012, le Mali avait perdu plus de 70 % de son territoire. Depuis trois ans, nous avons inversé la tendance grâce à nos forces de défense et de sécurité et au leadership du président de la transition », a-t-il indiqué.
Il a également évoqué la crise du carburant et les perturbations dans les chaînes logistiques, résultat selon lui des actions limitées des groupes terroristes.
« Autrefois capables de contrôler des régions entières, ces groupes se limitent désormais à perturber les chaînes logistiques, ce qui est un signe clair de leur affaiblissement », a-t-il souligné, rappelant le contexte sécuritaire récent marqué par des attaques du JNIM contre les camions-citernes transportant carburant, notamment dans le centre et le nord du Mali.
Le Premier ministre malien a enfin dénoncé ce qu’il appelle une « guerre informationnelle » visant son pays, dénonçant des médias comme Radio France Internationale.
« Nous dénonçons avec force la propagande dont le Mali est victime. Et malheureusement, Radio France Internationale, à l’origine de cette question, en fait partie », a-t-il martelé.
Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a réaffirmé l’engagement de la Guinée pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest.
« La Guinée est suffisamment attentive à tout ce qui peut affecter la stabilité du Mali, de la Guinée et, plus largement, des États de l’Afrique de l’Ouest. Des réponses pratiques seront données en fonction de l’évolution des situations sur le terrain », a-t-il soutenu.
Thierno Amadou Diallo




