Conformément aux exigences constitutionnelles, le Premier ministre Amadou Oury Bah a procédé, ce mercredi 4 février 2026, au dépôt de la déclaration de ses biens auprès de la Cour suprême.
Cette démarche s’inscrit dans le strict respect des prescriptions constitutionnelles faisant de la déclaration de patrimoine une obligation à la fois légale et morale pour les plus hautes autorités de l’État. Elle concerne aussi bien le Président de la République après son investiture que le Premier ministre à l’issue de sa prise de fonction.
L’article 82 de la Constitution est sans équivoque à ce sujet : « Dans un délai n’excédant pas dix (10) jours, à compter de sa prise de fonction, le Premier ministre dépose à la Cour constitutionnelle, la déclaration écrite, sur l’honneur, de ses biens ».
Pour Amadou Oury Bah, la déclaration de patrimoine dépasse le simple cadre administratif. Elle relève d’un impératif éthique inhérent à l’exercice des charges publiques.
« Lorsqu’on est investi de responsabilités publiques, l’essentiel est d’opérer une distinction claire entre le patrimoine public et le patrimoine privé, et d’être, à tout moment, en mesure, conformément au principe de redevabilité, de rendre compte à la population, par l’entremise de la Cour suprême, de la gestion effectuée durant la période où l’on a eu la charge des affaires publiques. C’est précisément cette exigence qui confère toute sa crédibilité à l’action gouvernementale et qui renforce la confiance des citoyens à l’égard de leurs dirigeants », a-t-il indiqué.
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