La Fédération nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (FENABPAG) amorce un nouveau tournant. À l’issue d’une conférence de presse tenue ce lundi 2 mars à la Maison commune des journalistes, ses responsables ont procédé à la présentation officielle de la fédération unifiée autour du thème : « Unité, restructuration et professionnalisation de la filière boulangerie et pâtisserie de Guinée ».
Objectif affiché : exposer leur vision et leurs ambitions pour redynamiser durablement le secteur à l’échelle nationale.
Prenant la parole, Alpha Boubacar Diallo a rappelé les grandes orientations de la fédération.
« La FENABPAG ambitionne de promouvoir la sécurité alimentaire en produits de boulangerie et de pâtisserie afin de lutter contre la pauvreté. Conformément aux orientations politiques générales soutenues par les autorités guinéennes, elle entend contribuer à l’amélioration du statut des boulangers et pâtissiers, à l’accroissement de leurs revenus, à la constitution de leurs épargnes et à l’amélioration des conditions nutritionnelles de la population guinéenne », a-t-il indiqué.
Il a également souligné que l’un des objectifs majeurs de la fédération est d’organiser, de valoriser et de rendre plus productif et plus rentable le secteur, afin d’assurer sa pleine participation au développement socioéconomique durable de la Guinée.
De son côté, le 1er vice-président national, Mamadou Adama Diallo, a insisté sur la portée stratégique de cette restructuration.
« Notre vision dépasse la simple organisation administrative. Elle s’inscrit dans une perspective nationale de transformation économique. La filière boulangerie et pâtisserie n’est pas un secteur marginal. Elle constitue un véritable levier économique capable de contribuer significativement à la croissance, à la création d’emplois et à la génération de revenus », a-t-il déclaré.
Il rappelle qu’à travers le pays, des milliers de jeunes, de femmes et d’artisans vivent directement ou indirectement de cette activité : production, distribution, transport, commercialisation, maintenance des équipements ou fourniture d’intrants.
« Structurer et professionnaliser notre secteur peut créer massivement des emplois durables, participer activement à la transformation locale et valoriser nos ressources », a-t-il soutenu.
Mettant un accent particulier sur l’hygiène et la réglementation, le responsable a plaidé pour une harmonisation des pratiques et un renforcement des normes.
« Dans certains pays, des décrets précisent même la tenue vestimentaire du boulanger lors de la fabrication du pain. Nous saluons cette unification qui va nous permettre de mieux structurer le secteur et de renforcer l’hygiène dans la production », a-t-il conclu.
Aminata Camara


