Un adolescent de 17 ans, identifié comme Youssouf Touré, soudeur, est décédé dans des circonstances jugées suspectes à Siguiri. Selon les premières informations, le jeune homme aurait été mortellement battu par des membres de sa famille avant d’être enterré discrètement. Face à ces soupçons, sa dépouille a été exhumée ce mardi 14 juillet 2026 sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Siguiri, Maître Dominique Loua, afin de déterminer les circonstances exactes de son décès.
Interrogé sur cette affaire, le Dr Abdoulaye Bachir Condé, médecin d’appui au service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral de Siguiri, affirme qu’il s’agit d’une mort violente.
« Certaines personnes ont amené le corps d’un jeune homme, déjà décédé, au service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral le lundi 13 juillet 2026. Après les constatations, nous leur avons indiqué qu’il était déjà mort. Elles sont reparties avec le corps pour l’enterrer, sans expliquer les causes du décès. Par la suite, le procureur a reçu des informations selon lesquelles la victime aurait été frappée à mort. Il a alors ordonné à la brigade de recherches, ainsi qu’à nous, les médecins, de procéder à l’exhumation afin de déterminer la véritable cause du décès », a-t-il expliqué.
Poursuivent, il ajoute : « Après l’exhumation, nous avons effectivement constaté qu’il avait été frappé à mort. Nous avons informé le procureur qu’il s’agissait d’une mort violente. Il a ensuite ordonné que le corps soit conservé jusqu’à la fin de l’enquête. Tous les membres de sa famille ont pris la fuite pour le moment. Une seule personne, qui serait son père, a été retrouvée et est actuellement entendue », a déclaré le médecin-gendarme.
Ibrahima Camara, depuis Siguiri


