Le basketball guinéen traverse l’une des plus graves crises de son histoire récente. Alors que le Syli Basket dominait le groupe C des éliminatoires de la Coupe du monde FIBA 2027 et se rapprochait d’une qualification historique, son sélectionneur, Néno Asceric, a décidé de quitter ses fonctions. Une démission qui fait l’effet d’une bombe et met en lumière de profondes défaillances dans la gestion de l’équipe nationale.
À l’origine de cette décision, les graves incidents survenus en Angola. Selon plusieurs informations, les primes des joueurs restaient impayées depuis l’AfroBasket, tandis que les factures d’hôtel de la délégation n’auraient pas été réglées par le ministère des Sports. Conséquence : les internationaux guinéens se sont retrouvés dans une situation particulièrement embarrassante, certains étant même contraints de quitter leur hôtel à seulement vingt-quatre heures d’un match décisif.
Pour Néno Asceric, cette situation est inacceptable. Refusant de cautionner ce qu’il considère comme un profond manque de respect envers ses joueurs, parmi lesquels Alpha Diallo et Sekou Doumbouya, le technicien a préféré jeter l’éponge. Il met notamment en cause la gestion de la Direction administrative et financière (DAF) du ministère des Sports, accusée de ne pas avoir réagi malgré l’urgence.
Cette démission intervient au pire moment pour le Syli Basket. Sous la direction d’Asceric, la Guinée avait réussi un début de campagne exceptionnel, devenant la seule sélection africaine encore invaincue à mi-parcours de la première phase des éliminatoires. L’équipe n’était plus qu’à quatre rencontres d’une qualification historique pour la Coupe du monde FIBA 2027, prévue au Qatar.
Cette crise suscite une vive indignation au sein de l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux, de nombreux supporters dénoncent une gestion administrative qui risque de réduire à néant les sacrifices consentis par les joueurs et le travail accompli par le staff technique.
À ce stade, ni la Fédération guinéenne de basketball ni le ministère des Sports n’ont officiellement annoncé les mesures envisagées pour sortir de cette crise ou désigner un éventuel successeur à Néno Asceric. Une chose est sûre : au moment où le Syli Basket semblait toucher du doigt l’histoire, le basketball guinéen est aujourd’hui plongé dans une zone de fortes turbulences.
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