Après le revers de la CAN 2025, la Guinée veut à nouveau se positionner pour accueillir la plus prestigieuse compétition de football du continent. Le Premier ministre Amadou Oury Bah a signé, ce jeudi 20 août 2026, la candidature du pays pour l’organisation des éditions 2032 et 2036 de la Coupe d’Afrique des Nations, à l’issue d’une réunion de travail réunissant plusieurs membres du gouvernement et les acteurs impliqués dans la préparation du dossier.
Cette nouvelle candidature s’inscrit dans la volonté des autorités de faire de la Guinée un pays capable d’accueillir de grands rendez-vous sportifs internationaux. Mais au-delà de l’annonce politique, le pays devra surtout convaincre la Confédération africaine de football de sa capacité à répondre aux exigences liées à l’organisation d’une CAN.
Car accueillir une CAN ne se résume pas à disposer d’un ou de deux stades. Le pays hôte doit notamment pouvoir proposer plusieurs enceintes sportives conformes aux standards de la CAF, des terrains d’entraînement, des infrastructures routières et de transport adaptées, des capacités hôtelières suffisantes, des aéroports capables d’absorber les flux de supporters et de délégations, ainsi que des dispositifs performants en matière de sécurité, de santé, de télécommunications et de logistique.
L’exemple de la CAN 2025 au Maroc illustre l’ampleur du défi : la compétition s’est déroulée dans neuf stades répartis entre six villes, avec des infrastructures modernes et une importante capacité d’accueil.

Mais cette nouvelle ambition intervient dans un contexte particulièrement concurrentiel. Pour l’édition 2032, la Guinée devra notamment faire face à la candidature commune du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont déjà obtenu de la CAF la validation de leur déclaration d’intérêt pour l’organisation de la compétition.
La course s’annonce donc serrée, d’autant que d’autres pays africains, dont le Sénégal et l’Égypte, ont également manifesté leur intérêt pour les prochaines éditions.
Après le raté de 2025, la Guinée joue donc une nouvelle carte. Reste à savoir si cette nouvelle candidature permettra enfin au pays d’inscrire son nom parmi les nations africaines ayant accueilli une CAN senior.
Siby


