Un nouvel éboulement a frappé, dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026, la décharge d’ordures de Dar-es-Salam, à Conakry. Survenu après de fortes pluies, le glissement d’une importante masse de déchets s’est abattu sur plusieurs habitations riveraines, faisant plusieurs victimes et causant d’importants dégâts matériels, alors même que le site est en instance de fermeture.
Selon les premières informations recueillies sur place, plusieurs personnes auraient été ensevelies sous les décombres. Des familles, surprises dans leur sommeil, auraient été directement touchées par la violence de l’effondrement.
Parmi les témoignages recueillis figure celui d’une femme qui affirme avoir perdu cinq membres de sa famille, dont son mari et ses enfants. Un témoignage poignant qui traduit l’ampleur du drame et la détresse des populations vivant à proximité de la décharge.
Cet éboulement intervient dans un contexte particulièrement préoccupant. La stabilité de la montagne de déchets de Dar-es-Salam suscite depuis plusieurs années l’inquiétude des riverains et des autorités, avec un risque davantage accentué par les fortes pluies enregistrées ces derniers jours.

Le drame survient également alors que le gouvernement avait annoncé, quelques jours auparavant, le lancement prochain d’une opération visant à libérer et sécuriser les emprises de la décharge. Le site est par ailleurs en instance de fermeture.
Face à la gravité de la situation, le Premier ministre et chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, s’est rendu sur les lieux, accompagné des autorités locales. Sur place, les opérations de secours et de recherche se poursuivent pour retrouver d’éventuelles victimes et évaluer l’ampleur exacte des dégâts.

Pour l’heure, aucun bilan définitif n’a encore été communiqué par les autorités. Mais ce nouvel éboulement ravive douloureusement le souvenir des précédents drames enregistrés à Dar-es-Salam et relance, avec une urgence particulière, la question de la fermeture effective de la décharge et de la protection des populations riveraines.
Aminata Camara


