C’est dans un climat de confiance affiché que le Président ivoirien Alassane Ouattara a reçu, ce dimanche 13 septembre 2026, son homologue guinéen Mamadi Doumbouya. Au menu de leurs échanges : le renforcement des relations bilatérales, jugées d’ores et déjà excellentes par les deux parties, avec une volonté commune de les diversifier dans les secteurs économique, commercial, politique, sécuritaire et de la formation.
Prenant la parole, le Président Mamadi Doumbouya a longuement insisté sur le potentiel économique des deux pays, plaidant pour un développement des échanges commerciaux fondé sur des réponses africaines aux défis africains.
« Nos deux économies sont, à mon sens, appelées à être complémentaires sur plusieurs domaines. Nous disposons, pour notre part, de vastes terres agricoles, de fer, de Simandou, de la bauxite avec bientôt trois raffineries, l’aluminium, de l’or, ainsi que de la plus grande raffinerie d’or d’Afrique qui sera inaugurée avant la fin de l’année. Monsieur le Président, je crois à la coopération internationale et plus particulièrement à la coopération au Sud-Sud », a-t-il affirmé, plaidant pour une coopération Sud-Sud renforcée.
Le président guinéen a également fait un point d’étape sur le projet routier reliant les deux capitales, un dossier suivi de près depuis sa précédente visite.
« Nous étions convenus, lors de ma dernière visite, de faire avancer le projet routier du côté de Lola pour relier notre frontière commune. Je suis heureux de vous annoncer que ce projet progresse bien de notre côté. Je souhaite également que nous puissions arrêter, à l’occasion de cette visite, la date de la prochaine commission mixte ivoiro-guinéenne, au cours de laquelle nos équipes aborderont d’autres sujets stratégiques, notamment la lutte contre l’orpaillage clandestin », a-t-il indiqué.
Doumbouya a enfin abordé la question sécuritaire, présentée comme une priorité partagée par les deux nations confrontées aux mêmes défis régionaux.
« Cher grand frère, comme vous, je suis convaincu qu’il n’y a pas de développement sans paix ni stabilité. Or, notre espace géographique fait face à des défis sécuritaires de toute nature. Nous sommes disposés à travailler avec vous en matière d’échanges de renseignements, de lutte contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme », a-t-il conclu.
N’Famoussa Siby


