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2 octobre : à Siguiri, les autorités avaient ordonné la fermeture des commerces

Très tôt ce mercredi, une foule composée de jeunes, des femmes, des sages et des représentants des différentes corporations ont rallié la place des Martyrs pour répondre à l’appel des autorités préfectorale qui avaient d’ailleurs pris les devants en interdisant, via un communiqué radiodiffusé, aux commerçants d’ouvrir des magasins et boutiques. Après le dépôt de la gerbe de fleurs et l’hommage aux héros de l’indépendance, les différentes corporations ont défilé devant les autorités, les ressortissants de Siguiri vivant à Conakry et la population grandement mobilisée pour la circonstance.

Le préfet Mouramani Cissé a donc rendu hommage aux pères de l’indépendance. « Nous remercions Dieu pour nous avoir permis de nous retrouver sur cette place historique pour célébrer le 66e anniversaire de notre indépendance. Un jour que les Guinéens ont la fierté de célébrer dans la joie, l’unité et la fraternité. Nous nous souvenons de cette date du 2 octobre 1958. C’est ce jour que les Guinéens ont osé bravé la peur de l’oppression en optant sans hésitation pour leur indépendance. C’était à la suite d’un référendum organisé par l’administration coloniale. C’est pourquoi tous les 2 octobre, nous rendons hommage à nos héros qui ont trouvé la mort comme Mbalia Camara et autres, d’autres encore ont connu la prison comme Sékou Touré et autres. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’eux », a indiqué le préfet.

Si avec l’engouement que l’on remarque de plus en plus autour de la célébration de la fête peut laisser croire que les Guinéens, toutes obédiences confondues, tendent à se réapproprier cet évènement historique, Nana Camara trouve qu’on est encore loin de la mobilisation désintéressée que le 2 octobre suscitait durant le premier régime. « Sous Sékou Touré, on ne pouvait pas contenir un seul lieu tellement que les gens sortaient massivement, on défilait sur chaque ruelle, les gens sortaient par conviction. Mais aujourd’hui, si on leur donne pas de l’argent ils ne célèbrent pas », a indiqué avec une pointe de regret la vieille femme.

Ibrahima Camara depuis Siguiri, pour Ledjely.com

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