Une crise de carburant est-elle en train de se profiler dans la capitale guinéenne ? La question mérite d’être posée au regard des scènes inhabituelles observées ce mardi 3 mars dans plusieurs stations-service de Conakry.
De Sanoyah à Kissosso, en passant par Kouriah, Lansanaya, Dabompa et Tombolia, de longues files de voitures et de motos serpentent devant les pompes. Automobilistes et conducteurs de motos-taxis se bousculent pour s’approvisionner en « or noir », dans une atmosphère mêlée d’inquiétude et de précipitation.
Lors de notre constat, des pick-up de la police et de la gendarmerie étaient stationnés devant certaines stations-service. Les forces de l’ordre veillent à empêcher les achats massifs destinés à la revente sur le marché noir.
À Kountia notamment, plusieurs bidons de 20 litres ont été saisis par les agents de sécurité, qui poursuivent les contrôles dans d’autres stations de la capitale.
Simple affluence passagère ou début d’une véritable pénurie ? Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite. Mais sur le terrain, la tension est palpable.
Nous y reviendrons.
Balla Yombouno




