En réaction à la décision américaine d’imposer des restrictions totales de visas à ses ressortissants, le gouvernement burkinabè a annoncé, ce 30 décembre 2025, l’application de mesures équivalentes à l’encontre des citoyens américains. Une riposte diplomatique assumée, fondée sur le principe de réciprocité et de souveraineté des États.
Dans un communiqué officiel rendu public, Ouagadougou dit avoir « pris acte » du durcissement des conditions d’entrée sur le territoire américain, une décision unilatérale qui place désormais le Burkina Faso sur la liste des pays soumis à une interdiction totale de visas. Une mesure jugée discriminatoire et contraire à l’esprit de coopération entre États souverains.
Face à ce qu’il considère comme une atteinte à l’égalité souveraine des nations, le gouvernement burkinabè a choisi de répondre sans détour.
« En application du principe de réciprocité, le Burkina Faso appliquera aux ressortissants des États-Unis d’Amérique des mesures équivalentes en matière de visas », indique le communiqué.
Une décision politique forte, qui marque un tournant dans les relations diplomatiques entre Ouagadougou et Washington, dans un contexte régional déjà marqué par des recompositions géopolitiques majeures au Sahel.
Le gouvernement réaffirme son attachement à « l’égalité souveraine des États » et rappelle que la coopération internationale ne saurait être à sens unique ni dictée par des décisions unilatérales.
Tout en assumant sa fermeté, Ouagadougou se veut néanmoins ouvert au dialogue. Le Burkina Faso se dit disposé à poursuivre une coopération avec l’ensemble de ses partenaires, y compris les États-Unis, à condition que celle-ci repose sur des intérêts réciproques et un respect mutuel.
Le communiqué se conclut par une devise : « La Patrie ou la Mort, nous vaincrons ».
A rappeler que le Mali, un autre État de l’AES a également imposé le principe de réciprocité à cette décision.
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