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Incendie à Kaloum : ces sinistrés oubliés par la chaine de solidarité

Près de deux semaines après l’incendie du dépôt d’hydrocarbures, au quartier Coronthie, dans la commune de Kaloum, le sort de certains des sinistrés demeurent peu enviables. S’il y a une grande mobilisation de la part des autorités et des partenaires et une chaine de solidarité qui s’est spontanément mise en place dès les premières heures du sinistre, il y a que certains n’en voient pas la couleur encore. Ceux-là, sous les radars et à l’ombre des caméras des télévisions, reclus dans leurs demeures, broient du noir, préférant s’en remettre à Dieu.   

Ce mercredi 27 décembre, c’est son domicile situé à une rue de la Maison centrale de Coronthie, que nous avons trouvé Bountouraby Bangoura. Le visage froissé par le dépit et l’incompréhension, elle remercie Dieu de l’avoir épargnée dans le drame de la nuit 17 décembre dernier. « Heureusement, je n’ai pas perdu la vie, ce sont mes deux enfants qui ont été blessé et mon mari les avait conduits à l’hôpital pour les soins », se réjouit-elle. Les enfants en question, ils les ont confiés des proches vivant hors de la commune de Kaloum.

Au sujet des dons dont on entend parler dans les médias, indique-t-elle : « nous n’avons rien vu en ce qui concerne les dons. Presque tous les jours, des agents viennent nous répertorier sur une liste mais pour le moment nous n’avons pas reçu quoi que ce soit ». Pour elle et les siens, les aides ne sont pas allées au-delà de 48 heures. « Au début, on recevait le manger comme le pain. Mais après deux jours, ils ont tout arrêté. On n’a plus rien reçu de la part de ceux-là qui s’occupaient de la distribution. Même nos enfants que nous avons envoyés en banlieue, c’est nous qui nous en occupons », se plaint-elle.

Au vu de sa propre expérience, elle invite tout le monde à s’en remettre à Dieu.

Fara  Kamano, lui, a reçu un sac de riz, un bidon d’huile de 1 litre, puis 2 kg de riz. Depuis, rien. Pourtant, sous son toit, Fara dit avoir une vingtaine de personnes. Mais lui aussi s’en remet davantage au Seigneur qu’à une hypothétique chaine de solidarité. « Même si cet élan de solidarité existe, pour le moment, on entend juste à la radio et à la télé. En tout cas, cela n’est pas encore arrivé à notre niveau. Nous réussissons à nous en sortir grâce à nos voisins et à notre chef de camp qui se bat comme un beau diable pour notre cause », confie-t-il.

Pourtant, autour de Fara Kamano, certains ont reçu jusqu’à 10 sacs de riz depuis le drame. Serait-ce une discrimination résultant d’une gestion inéquitable de la crise et des dons ? Il dit ne pas en mesure de répondre à la question.

Alarba Camara abonde dans le même sens

Des sinistrés qui, à l’instar de Bountouraby et de Fara, qui disent oubliés, notre reporter en a rencontrés plusieurs dans ce quartier de Coronthie. Mais de toute évidence, il doit s’agir d’une exclusion délibérée. Parce qu’ils assurent qu’à côté d’eux, d’autres sinistrés ont perçu plusieurs dons depuis le drame.

Aliou Maci Diallo pour leDjely.com

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