A l’instar du reste du monde, le vendredi 21 juin dernier, la Guinée a célébré la 42ème édition de la journée internationale de la musique. Pour cette année, le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, en collaboration avec la coordination du Branding Guinée, a organisé plusieurs événements dans la capitale guinéenne notamment un grand concert à la plage de Camayenne où plus de 50 artistes ont livré des prestations.
Le thème associé à la fête internationale de la musique cette année était : « La cohésion sociale et l’Unité Nationale ». A la Camayenne, le concert a commencé à 18 heures. Et plusieurs artistes dont des talents confirmés et quelques autres en herbe se sont produits devant le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla, ses homologues du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, et de l’Agriculture et de l’Elevage, Félix Lamah. Entre autres, se sont relayés sur le podium, Binta Laly Sow, Bembeya Jazz, mais aussi les têtes d’affichage de la musique urbaine dont Antoine Flingo, Singleton, King Détruit ou encore Petit Ousté.
Au menu, il y avait aussi la danse traditionnelle. Pour le ministre de la Culture, l’évènement offre l’occasion de démontrer que la Guinée est aussi un pays de musique dont la diversité culturelle est reconnue dans le monde. « La fête internationale de la musique est une occasion pour nous de mettre en avant l’ensemble de ces talents. Qu’il s’agisse de nos ensembles instrumentaux, de la musique urbaine ou contemporaine. Le message derrière cet événement, c’est de souhaiter que le discours politique belliqueux soit remplacé par le discours de la culture qui est un discours qui ne connaît pas de frontière, qui ne connaît pas de tribus, ni de communauté. C’est un discours qui nous rassemble et qui nous démontre que nous sommes un peuple uni par les racines », a indiqué le ministre.
A l’instar de ce qui s’est passé au niveau de la Camayenne, toutes les 13 communes du Grand Conakry ont, chacune, eu droit à leur concert de circonstance. Malick Kébé, promoteur culturel ayant pris part à cet événement, dit avoir particulièrement apprécié « le retour des orchestres nationaux. Vous avez dû voir à tour de rôle Bembeya Jazz national, Boiro Band, les Amazones mais également l’orchestre de la police nationale. C’est dire qu’il est encore possible de faire renaître ces orchestres qui ont marqué le plus beau temps de notre histoire », note Malick Kébé.
Aliou Nasta