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Marouane kidnappé : ses avocats ignorent où il se trouve et disent craindre pour lui

Le collectif d’avocats chargé de la défense du journaliste Habiba Marouane Camara a tenu un point de presse ce mercredi au Tribunal de première instance de Dixinn. Ces avocats ont exprimé leur désolation face à l’enlèvement de leur client  avant d’interpeller les autorités sur l’urgence de le retrouver.

Dans un contexte marqué par des atteintes répétées à la liberté de la presse, la disparition du journaliste Habib Marouane suscite une vive émotion. Ses avocats dénoncent une nouvelle atteinte à la liberté d’expression.

« Cette interpellation n’est autre qu’un enlèvement, parce qu’en réalité, cet enlèvement n’a été ni précédé, ni accompagné par une convocation ou un mandat de justice », indique Me Béavogui avant d’ajouter que depuis hier, le collectif est à pied d’œuvre pour retrouver son client.

« Depuis hier, le collectif d’avocats chargé de sa défense, sa famille, principalement son épouse, ses frères, ses proches, ignorent totalement les motifs de son enlèvement et même le lieu de sa séquestration », dit-il. « Aujourd’hui, dès 5h-6h déjà, nous nous sommes adressés à plusieurs autorités judiciaires au plus haut niveau. Nous sommes au tribunal de première instance de Dixinn. Le procureur d’ici, contacté et recontacté, évidemment, ignore tout sur ce qui est arrivé », a-t-il expliqué.

Poursuivant, le collectif d’avocats chargé de la défense du journaliste Habib Marouane Camara lance un cri d’alarme face à la disparition inquiétante de leur client et à l’état de santé fragile de son épouse. Il appelle à tout mettre en œuvre pour le retrouver.

« Dans un État de droit, la force doit rester à la loi. Donc, nous demandons sa remise en liberté. Ou à défaut, si on lui reproche la commission d’une quelconque infraction, je pense que les services d’enquêtes compétents sont là, qu’on le présente au procureur de son ressort et qu’on en débatte. Mais on ne peut pas l’enlever comme ça et le tenir dans un lieu secret.  C’est le cri de cœur aujourd’hui que nous exprimons et ce cri est partagé par son épouse et tous les défenseurs des droits de l’homme », conclut Me Salifou Béavogui.

JRI de l’Ombre

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