Le ministre Aboubacar Camara a officiellement pris fonction à la tête du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures. Sa réinstallation dans ses fonctions, ce vendredi 6 février, marque le début d’un nouveau cycle de responsabilités républicaines.
Lors de la cérémonie, le ministre a commencé par exprimer sa gratitude envers Dieu, source de sagesse et de force, avant de remercier le Président de la République pour la confiance renouvelée.
Aboubacar Camara a également salué le rôle du Premier ministre et de ses collègues ministres dans la cohérence de l’action gouvernementale. « Désormais, le respect se construit par la force collective d’un pays, et cette force repose sur le travail. Le travail exige l’unité, et l’unité exige le dépassement de soi. Si nous choisissons de travailler ensemble, en mettant de côté nos égos et nos divergences secondaires, nous nous renforçons collectivement. À défaut, nous nous affaiblissons dans un monde où la loi du plus fort tend à s’imposer », a-t-il insisté.
Le ministre a rappelé que les secteurs sous sa responsabilité touchent à l’essence même de la dignité humaine. « L’eau, l’assainissement et les hydrocarbures ne sont pas de simples lignes budgétaires. Ils constituent des droits fondamentaux, des leviers de justice sociale et des facteurs de stabilité nationale. Les attentes des populations sont légitimes. Nos réponses doivent être concrètes, rapides et durables », a-t-il affirmé.
Il a souligné l’importance de la mise en œuvre du quatrième projet eau, la consolidation des acquis dans les capitales régionales, et la nécessité d’apporter des solutions à des villes comme Kouroussa, Kérouané ou Beyla, longtemps négligées. « Mais au-delà des projets, c’est la gouvernance même du secteur qui doit évoluer. Nous devons repenser le financement avec lucidité et pragmatisme et mobiliser les capacités financières nationales », a-t-il expliqué.
Le ministre a aussi dénoncé les lenteurs liées aux financements externes et plaidé pour une autonomie financière et une collaboration renforcée avec les banques locales. « Le développement du secteur de l’eau ne peut plus dépendre exclusivement de financements extérieurs, incertains dans un monde en perpétuel mouvement », a-t-il souligné.
Concernant le gaz domestique, la priorité est claire : « Aucune rupture de stock ne sera tolérée, notamment à l’approche du mois de Ramadan. Grâce à la vision stratégique du Président de la République et au travail remarquable de FAPGaz, notre pays s’est doté de l’une des plus importantes unités industrielles de la sous-région ».
Le ministre a annoncé la mise en place d’un Fonds Gaz pour sécuriser durablement l’approvisionnement sur tout le territoire. En matière d’assainissement, il promet une action ferme et déterminée, mais toujours accompagnée d’un dialogue social responsable.
Aboubacar Camara a conclu son intervention en insistant sur le rôle des agents du ministère : « Nous faisons face à un défi national structurel qui exige innovation, réformes courageuses et déploiement cohérent sur tout le territoire. Rien de tout cela ne sera possible sans les femmes et les hommes de ce ministère. L’innovation exige la formation. Se former, c’est se préparer à mieux servir. Seul, on peut aller vite. Ensemble, nous irons plus loin ».
Aminata Camara


