Alors que la pénurie de billets persiste et paralyse une grande partie de l’économie guinéenne, la Banque centrale tente de rassurer. Entre injections massives de cash et déficit de confiance des citoyens, les autorités monétaires pointent un problème structurel profond.
Face à l’intensification de la crise de liquidité qui secoue la République de Guinée depuis plusieurs mois, les autorités ont multiplié les concertations pour tenter de trouver une solution à la situation.
« la Banque centrale, honnêtement, est plutôt à féliciter dans cet épisode. Parce que nous n’avons jamais, dans l’histoire moderne de la Guinée, injecté autant d’argent en si peu de temps. Sur 100 billets que nous injectons aujourd’hui, il n’y en a que 6 qui reviennent. C’est cela, en fait, qu’il faut comprendre », a martelé Dr Karamo Kaba, Gouverneur de la BCRG dans un élément diffusé à la télévision nationale.
Le gouverneur reconnaît d’ailleurs que l’enjeu dépasse la simple question de liquidité. Pour lui, la clé réside dans la restauration de la confiance.
« Nous allons continuer à injecter, mais il faut aussi travailler pour que l’argent revienne dans le système. Et cela passe par la restauration de la confiance », a-t-il déclaré.
Un aveu qui traduit les limites des réponses purement monétaires face à une crise aux racines plus profondes. Car sans adhésion des citoyens, la circulation du cash reste entravée, accentuant la pression sur les transactions quotidiennes.
« Nous ne pouvons pas échapper à la bancarisation ni à la digitalisation. Nous sommes une économie qui tend vers l’émergence, et il n’est pas possible de décoller économiquement avec un secteur bancaire faible. Cela ne s’est jamais vu dans l’histoire », a-t-conclu.
Siby




