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Siguiri : des jeunes dans la rue pour exiger la libération de Moussa Diawara

L’arrestation de Moussa Diawara, membre de l’Union des jeunes pour le développement de Siguiri (UJDS), a déclenché une manifestation spontanée dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 janvier 2026 dans la commune urbaine de Siguiri.

En réaction à cette interpellation jugée arbitraire, plusieurs groupes de jeunes sont descendus dans les grandes artères de la ville, brûlant des pneus sur la chaussée pour exprimer leur colère. Les quartiers Énergie, Siguirikoura 1 et 2, Siguirikoro, Bolibana, entre autres, ont été le théâtre de ces mouvements de protestation.

Face à la mobilisation, les forces de l’ordre ont été déployées afin de contenir les manifestants et éviter une escalade de la violence.

Selon nos informations, les protestataires réclament la libération immédiate de Moussa Diawara, un jeune engagé dans la lutte contre la destruction de l’environnement, notamment l’exploitation minière jugée anarchique par l’usage de machines de type poclain dans la préfecture.

Interrogée par notre rédaction, Madame Traoré, une habitante de Siguiri, dénonce l’arrestation du jeune militant.

« Les autorités qui arrêtent ces jeunes n’aiment pas la paix à Siguiri. Ce sont elles qui provoquent ces troubles. C’est comme si elles n’avaient pas tiré les leçons de la grande mobilisation qui avait suivi l’arrestation du leader Aly Thiam à la veille des élections. Toute la population consciente de Siguiri soutient ces jeunes dans leur lutte. Si Moussa Diawara n’est pas libéré, tout Siguiri va les accompagner », a-t-elle averti.

Dans une sortie, l’Union des jeunes pour le développement de Siguiri a également pointé du doigt des exploitants miniers chinois opérant à Djatela, affirmant que ces derniers n’auraient jusque-là fait l’objet d’aucune interpellation. Les jeunes dénoncent un site qu’ils qualifient d’illégal, estimant qu’il ne figure pas parmi les sociétés régulièrement installées dans la préfecture.

L’UJDS appelle ainsi les autorités à mettre fin aux activités de ce site, au même titre que d’autres exploitations jugées non conformes à la réglementation en vigueur.

Ibrahima Camara, depuis Siguiri

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