Reconduit à la tête du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé a été officiellement installé ce jeudi 5 février 2026. Face aux défis majeurs liés à la gouvernance territoriale et à l’organisation des prochaines échéances électorales, le ministre affiche une ambition claire : bâtir une administration forte, impartiale et résolument tournée vers le développement local.
Conscient de la charge qui lui est confiée, le ministre a d’emblée souligné que cette reconduction n’était pas une simple formalité, mais un sacerdoce « Cette confiance m’honore, mais plus encore, elle m’oblige. Elle m’oblige devant la nation, devant l’État et devant chaque citoyen. Car diriger ce ministère, ce n’est pas occuper une fonction, c’est porter la colonne vertébrale territoriale de la République », a-t-il déclaré.
Sa vision pour les sept prochaines années est claire : bâtir une administration forte, moderne et impartiale. Pour Ibrahima Kalil Condé, l’action territoriale doit être le moteur du développement local, en parfaite adéquation avec les ambitions nationales. « Aucun village, aucun district, aucune commune ne doit se sentir abandonné. L’État doit être visible, présent et protecteur pour chaque citoyen », a-t-il martelé, liant cette présence de l’État aux retombées attendues du programme Simandou 2040.
Le point d’orgue de son intervention a porté sur les défis démocratiques majeurs qui attendent la Guinée. Alors que le pays s’apprête à organiser une série de scrutins (législatifs, communaux, régionaux et sénatoriaux), le ministre a tenu à rassurer l’opinion nationale et internationale sur la neutralité de son institution. « Je prends ici un engagement solennel : le ministère sera un acteur strictement républicain et impartial. Nous garantirons un fichier électoral fiable, une logistique maîtrisée et une administration neutre », a-t-il déclaré, rappelant au passage les succès obtenus lors du référendum constitutionnel et de la présidentielle de 2025.
S’adressant à ses collaborateurs, Ibrahima Kalil Condé a appelé à une « mobilisation totale » et à une éthique irréprochable. Pour lui, l’autorité de l’État ne se décrète pas, elle se prouve par le résultat. Il a ainsi félicité les cadres du Programme national de recensement administratif (PN-RAVEC) pour leur rôle dans la « renaissance » du pays, tout en exigeant rigueur et discipline pour la suite de la mission. « L’autorité de l’État ne se proclame pas, elle se démontre par l’efficacité quotidienne », a-t-il rappelé avec insistance.
Thierno Amadou Diallo


