Félix Lamah a été officiellement installé ce jeudi 5 février à la tête du ministère de l’Élevage. Lors de la cérémonie, le ministre a exprimé sa gratitude au Président Mamadi Doumbouya et réaffirmé sa détermination à accélérer les réformes afin de faire du secteur de l’élevage un levier majeur de l’autosuffisance alimentaire en Guinée.
Conscient des attentes, le ministre a rappelé l’urgence des résultats, soulignant que son département dispose d’un délai de six mois pour démontrer sa capacité à impacter positivement le développement national.
« Nous n’avons que six mois pour démontrer de notre capacité pour démontrer À la face du peuple de Guinée et du premier responsable, ainsi que du premier ministre, chef du gouvernement que je remercie également pour son leadership, que ce département a apporté au pays et ce département peut contribuer substantiellement à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire et nutionnelle de la République de Guinée », a-t-il indiqué.
S’adressant aux cadres de son ministère, Félix Lamah a ensuite décliné les grandes orientations de sa feuille de route, appelant à une mobilisation collective pour relever les défis du secteur.
« Nous avons fait le plus facile c’était de maintenir le ministère de l’élevage comme département entière. Maintenant, nous devons redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs qui nous sont assimilés. D’abord, nous devons travailler sur la gouvernance du secteur de l’élevage en faisant en sorte que l’ensemble des tests réglementaires soient rapidement validé et difficulté divuluer à tous les niveaux. Nous devons continuer la restructuration des différentes filières du secteur de l’élevage. C’est le soubassement de la réussite et du développement et de la modernisation de l’élevage. Ensuite, nous devons travailler pour une meilleure production animale, une transformation des produits animaux et des sous-produits animaux également pour d’avantage créer de l’emploi, mais aussi créer de la valeur dans le secteur », a-t-il affirmé.
Pour le ministre Félix Lamah, il est important que la transformation de ces produits de ces sous-produits soit un lévier de création de valeur pour nos éleveurs, mais également pour le pays parce que nous devons contribuer substantiellement au PIB du pays.
«Aujourd’hui, nous sommes à 7 %. Nous devons viser à cinq années à venir à atteindre moins les 15 % du PIB. Egalement, nous devons travailler à ce qu’il y ait une production d’aliments pour le secteur de l’élevage, les aliments de qualité. Nous ne pouvons pas nous permettre dans le cadre de la consommation de masse qu’il y ait des produits issus en tout cas du secteur de l’élevage qui ne soient pas de qualité. Nous devons également travailler à la recherche à l’innovation et la technologie. Nous avons déjà démarré l’insémination artificielle. Nous devons déjà continuer à travailler aussi sur l’amélioration génétique de la race locale que nous avons », a-t-il souligné.
Abordant la question des conflits liés à l’élevage, le ministre a reconnu les progrès réalisés, tout en appelant à poursuivre les efforts à travers des solutions durables et technologiques.
« Nous avons obtenu beaucoup de résultats dans la gestion de ces conflits, mais nous devons continuer d’avantage à abuser les tensions et cela passera aussi entre autres par la technologie à travers la traçabilité et enfin nous devons travailler à la mise en main des infrastructures modernes de qualité, les abattoirs, les boucheries, les espaces pastoraux ont déjà démarré, nous devons continuer », a-t-il conclu.
Aminata Camara


