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CRIEF : entre révélations et non-dits, le dossier Mohamed Lamine Bangoura se poursuit

Le procès impliquant l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, et plusieurs co-prévenus se poursuit devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). L’affaire a été appelée à l’audience ce mercredi 1er avril 2026. Cette journée d’audience était consacrée à la poursuite des débats, marquée notamment par la comparution de certains prévenus, dont Lancinet Kanko Kourouma.

À la barre, ce dernier a répondu aux questions du procureur, revenant notamment sur son parcours administratif et sa rémunération.

« J’ai été détaché en 2016 à la Cour des comptes. J’étais payé à hauteur de 3 millions par mois. Le premier président s’est entouré de son cabinet pour proposer un salaire imaginaire afin que les agents soient satisfaits. Je percevais mon salaire de la fonction publique ainsi que celui de conseiller à la Cour des comptes. Finalement, je me suis rendu compte que mon salaire de la fonction publique était suspendu depuis 2016, alors que d’autres continuaient à le percevoir. Le salaire de 3 millions provenait du budget de la Cour des comptes. Du temps du premier président, le budget de fonctionnement de la Cour était de 500 millions par an… », a-t-il expliqué.

Poursuivant son témoignage, il a précisé : « Je n’ai jamais reçu de prime de session. On nous accordait quand même des primes de carburant. Nous avions des primes trimestrielles ».

Sur les griefs évoqués dans cette affaire, le prévenu a pointé du doigt des décisions internes. « C’est une décision concertée de leur part de ne pas nous accorder ces droits, mais surtout de la part de Monsieur Mohamed Lamine Bangoura, qui était l’ordonnateur principal. J’ai mené de nombreux combats. J’ai privilégié la diplomatie et les démarches internes. À cette époque, ils étaient intouchables », a-t-il poursuivi.

Dans la même dynamique, il a ajouté : « La confrontation n’était pas indiquée. Il n’y a pas un seul conseiller que je n’aie pas rencontré. Il y en a une seule que j’ai mise à l’écart, puisqu’elle a été la première à orchestrer cela ».

À l’issue des échanges, le juge a décidé de renvoyer l’affaire au 8 avril prochain. Ce report vise à permettre la production des relevés bancaires attendus, la comparution des autres prévenus et la poursuite des débats.

Pour rappel, les mis en cause sont poursuivis pour détournement présumé de deniers publics, blanchiment de capitaux, corruption, enrichissement illicite et complicité.

Balla Yombouno

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