Le corps sans vie d’un homme d’environ 50 ans a été retrouvé ce vendredi après-midi au quartier Sogbè, à Kankan. Selon les témoignages recueillis, la victime serait restée couchée depuis la veille dans un état critique avant de succomber, malgré plusieurs tentatives de secours. Le responsable du quartier pointe la négligence des secouristes.
C’est le chef de quartier adjoint de Sogbè qui a confirmé le décès dans son quartier. Revenant sur les circonstances de la découverte, Moussa Sacko explique avoir été alerté par des enfants du quartier.
« Hier vers 13h, c’est un petit du quartier qui est venu me voir chez moi pour me dire qu’il y avait quelqu’un couché ici et que son état n’était pas bon. Je suis venu constater moi-même : il n’était vraiment pas en bon état. J’ai essayé de lui parler, mais il n’a pas pu », a-t-il expliqué.
Selon ce responsable local, plusieurs démarches auraient été entreprises pour tenter de secourir l’homme, mais sans succès.
« Je suis allé à la Croix-Rouge, mais ils m’ont demandé d’aller à la mairie. Une fois à la mairie, j’ai trouvé le maire qui a appelé l’hôpital régional. Il a fait tout son possible pour que l’ambulance vienne prendre le malade. Mais quand ils sont venus, ils n’ont pas accepté de le prendre, disant qu’il n’y avait pas de place. Ils sont repartis, puis revenus plus tard pour lui administrer un sérum. Ils ont laissé un de leurs agents avec lui ici. Quand le sérum s’est terminé, ils sont venus récupérer leur agent et sont repartis », a-t-il ajouté.

Le chef de quartier adjoint affirme avoir retrouvé l’homme encore vivant dans la matinée de ce vendredi, avant d’apprendre son décès après la prière.
« Ce matin, je suis venu le voir, il était toujours couché là. Après la prière du vendredi, les gens sont venus me dire qu’il était décédé. Depuis qu’il est là, personne n’est venu dire qu’il le connaît », a-t-il indiqué.
Face à cette situation, Moussa Sacko appelle les autorités sanitaires à renforcer la prise en charge des personnes en détresse.
Pour l’heure, l’identité de la victime reste inconnue et les autorités locales ont été informées du décès. Quant aux ambulanciers mis en cause, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée.
Michel Yaradouno, depuis Kankan




