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UNION AFRICAINE : Foniké Menguè et Fatoumata Chérif en dressent le bilan peu élogieux

Mercredi 25 mai, l’Afrique a célébré le 59ème anniversaire de la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ancêtre de l’Union africaine. Mais qu’est-ce que les jeunes leaders d’opinion d’aujourd’hui pensent-ils du bilan obtenu jusqu’ici par ceux qui ont porté cet idéal unitaire du continent ? Comment le portent-ils eux-mêmes et quel souffle nouveau entendent-ils insuffler à la dynamique ? Pour répondre à ces questions, nous avons approché Oumar Sylla alias Foniké Menguè du FNDC et Fatoumata Chérif, initiatrice de Selfie Déchets.

Du panafricanisme, ils assurent garder une pensée positive dans la mesure où les peuples d’Afrique commencent à comprendre la nécessité de mettre en place les Etats-Unis d’Afrique. « Je vois que la nouvelle génération se réapproprie le concept de panafricanisme. C’est vrai que ce panafricanisme à l’horizon 2022 n’est pas le même qu’à ces débuts. Les concepts au niveau institutionnel ont évolué, au niveau des pays ils se sont développés… le concept doit être réévalué en tenant compte des nouvelles orientations, des nouvelles politiques mais surtout, les leaders des pays africains membres de l’UA doivent se donner la main, s’asseoir pour orienter leurs objectifs vers un avenir durable », préconise Fatoumata Chérif, initiatrice de Selfie déchets. Les États-Unis d’Afrique, ils y croient encore. Pour ces jeunes activistes, même si le projet traîne, il verra jour car l’unité seule peut développer l’Afrique.

Tout comme la CEDEAO, l’Union africaine fait face une forte défiance de la part de la jeunesse en particulier. Une contestation que Oumar Sylla alias Foniké Menguè assimile au manque de visibilité dans les actions de l’institution.  « Il n’y a presque aucune lisibilité et visibilité sur les actions, surtout celles allant dans le sens de l’unité africaine », diagnostique le leader du mouvement qui s’était élevé contre le troisième mandat du président Alpha Condé. La perception qu’en a Fatoumata Chérif n’est guère meilleure. « Nous pensons qu’elle ne s’implique pas assez pour les Africains, les pays en conflits, la sécurité de l’Afrique, la lutte contre les pandémies. Nous pensons qu’elle ne joue plus son rôle, n’est plus cet idéal qu’elle était à l’époque des indépendances », souligne l’activiste.

Il en résulte que l’unité africaine, l’aspiration ultime qui guidait les pères fondateurs demeure toujours une utopie. Au-delà des déclarations et des chants, le coordinateur du FNDC espère en conséquence, « des actes concrets de la part des dirigeants du continent ».

A leur niveau, Foniké Menguè et Fatoumata Chérif s’efforcent de promouvoir l’unité africaine, dans le cadre de leurs activités. « Nous l’évoquons à chaque fois que l’occasion se présente. Nous sommes africains, panafricains, panafricanistes, c’est notre héritage. C’est la raison pour laquelle nous nous battons pour l’unité du continent africain. Nous sommes conscients que c’est en cela, l’Afrique aura son salut et que l’Africain sera respecté partout à travers le monde », proclame Foniké Menguè. « Je participe à plusieurs programmes qui mettent ensemble les jeunes de plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest ou même parfois de l’Afrique tout court. Cela permet de tirer profit de nos expériences, expertises, de partager nos actions et inspirer les uns et les autres. Mes différentes campagnes par exemple ont permis à d’autres jeunes africains de créer des initiatives, de s’engager, de se mettre au service de la communauté et je pense que c’est ça aussi cette unité africaine, c’est de partager des expériences, des savoir-faire, de permettre à d’autres personnes de profiter de ce qui a réussi chez nous ou de tirer profit des expériences pour innover », indique pour sa part Fatoumata Chérif.

Selon cette dernière, la dimension panafricaine est intégrée dans le combat qu’elle mène en faveur de la protection de l’environnement. « Il est vrai que nous avons des régions différentes, des particularités en termes de territoire, de ressources mais les problématiques restent les mêmes », estime-t-elle.  Il en résulte que les messages peuvent toucher, au-delà des frontières.

Elisabeth Zézé Guilavogui

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