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RECLAMATION : les ex-employés du projet Souapiti gardent espoir

Au départ, ce sont quelques 140 anciens employés du projet d’aménagement du barrage hydroélectrique de Souapiti qui réclamaient leurs arriérés de salaires. Mais à date, ils ne sont plus que 8 à continuer la bataille. Les autres s’étant lassés d’attendre une issue d’autant plus incertaine que la justice n’inspire pas toujours confiance en Guinée. Mais aujourd’hui, Paul Kokoly et les 7 autres pensent que la victoire n’est pas impossible. C’est en substance ce que Me Idrissa Bangoura, leur avocat, a dit au cours d’un point de presse qu’il a animé ce jeudi 12 janvier 2023.   

Le conflit opposant le projet Souapiti aux employés qui avaient participé aux efforts d’aménagement du barrage hydro-électrique porte sur des « arriérés de salaires, de primes et de dotations ». De plus de 100 plaignants au départ, il ne reste plus que 8 personnes. « Les gens n’ayant pas la même patience, d’autres se sont précipités pour aller prendre des montants avec l’inspection générale de travail, et ceux qui ont cru à la justice, sont venus vers nous. Ceux qui sont allés prendre l’argent, disaient que n’ayant pas confiance en la justice, ils préfèrent prendre ce qu’on leur a tendu et que pour le reste, ils s’en remettent à Dieu », explique l’avocat.

Au sujet même du dossier, Me Idrissa dit que la stratégie du projet Souapiti a consisté dans un premier temps en la réfutation des plaignants comme relevant régulièrement du projet.  « Le projet Souapiti a tenté de faire croire que c’étaient des gens qui ne relevaient pas de l’effectif du projet. Mais heureusement, ils avaient des badges, des attestations de travail, des relevés de compte qui ont été délivrés par le projet. Des documents qui attestaient que c’est bien le projet qui leur payait des salaires », précise-t-il.

Cette première bataille remportée, l’avocat s’est attelé ensuite à démontrer que le projet devait bel et bien à ses clients. « Nous avons démontré que pendant tout le projet, les montants qui ont été payés à nos clients, c’était l’équivalent de 50% de leurs salaires », dit-il. Et c’était d’autant plus facile que « même sur les bulletins de salaires, il était indiqué 50% payés, les 50 autres ont toujours été réclamés durant tout le projet ». Sauf qu’à chaque fois que les gens venaient réclamer, « le Directeur administratif et financier. M. Denis Sagno, a toujours sollicité de nos clients de travailler et qu’ils seraient payés après », indique encore l’avocat.

Mais quand ils ont été poussés à bout, les responsables du projet ont utilisé un dernier subterfuge. Cette dernière stratégie à consister à « dire que le reste des fonds est stocké à la banque chinoise, que les fonds n’ont pas été payés en totalité et qu’ils n’ont reçu que 65% des ressources ». Une ligne de défense que l’avocat s’empresse de balayer du revers de la main et qu’il dit avoir démontée, preuves à l’appui. « Pour eux, mes clients n’ont pas cette possibilité de fouiller jusqu’à avoir toute ces preuves et savoir comment l’argent a été débloqué, par où il a transité, jusqu’à arriver en Guinée. Or, nous avons ces preuves et nous avons démontré qu’ils ont reçu l’intégralité du montant, pendant qu’ils disent que le montant n’a pas été payé », explique, triomphaliste, Me Bangoura.

En fin de compte, l’avocat estime que le dénouement est proche. En effet, dit-il, le dossier a été mis en délibéré et la décision doit tomber le 20 janvier. Et plein d’espoir, il conclut : « Je m’attends à ce que mes clients soient rétablis dans leurs droits ».

Aminata Camara

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