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2 octobre 1958 : jour de l’indépendance, El Hadj Moustapha Sylla s’en souvient

L’indépendance guinéenne se distingue de par sa singularité au regard des autres pays de la sous régions ouest africaine. Le pays y accède en votant « NON » au référendum du 28 septembre 1958 sur la communauté proposée par le Général De Gaule. Le 2 octobre de la même année le pays est déclaré indépendant. Elhadj Moustapha Sylla se souvient encore de ce jour mémorable.

C’est dans sa concession familiale située au quartier Kabada 2 où d’ailleurs le premier président de la Guinée indépendante (Ahmed Sékou Touré) aurait passé plusieurs nuits qu’El hadj Moustapha Sylla, âgé de 89 ans nous a accueilli ce 1er octobre 2024, veille de la célébration du 66ème anniversaire de l’indépendance guinéenne.

« Le RDA est né dans cette concession, Modibo Keita a dormi ici, Sékou Touré a passé des nuits ici. Le jeune frère de mon père était un membre fondateur du RDA en 1946 et détenait le registre pour écrire les noms des fondateurs et membres du parti », explique-t-il.

Le jour de la proclamation de l’indépendance de la Guinée, cet nonagénaire se souvient dans les moindres détails de l’ambiance qui s’en est emparé de la ville de Kankan. « Le 2 octobre 1958, j’avais 23 ans, j’étais à Kankan et déjà ouvrier. On a voté le 28 Septembre et l’indépendance fût proclamée le 2 octobre. C’est via la radio de la révolution que j’ai appris et c’était un grand jour pour nous. Ah, c’était la fête, la musique était partout et tout le monde dansait sans exception », relate notre interlocuteur.

Après l’indépendance, la France accepte le fait accompli et cède les bureaux aux nouvelles autorités locales, détruit des documents et quitte le pays.

66 ans après, la Guinée patine dans son développement économique. Le pays peine à décoller. Cette situation, Elhadj Moustapha Sylla l’attribue en partie à la puissance coloniale (France) mais aussi aux intellectuels guinéens.  « La France est à la base et les intellectuels suivent le pas. Les intellectuels guinéens n’aiment pas ce pays, c’est ça la vérité mais c’est difficile à dire. Ce pays n’est  l’héritage du grand père de personne mais c’est pour tous les guinéens. L’intellectuel est un formateur et non un riche », souligne-t-il, avant de poursuivre : « S’ils peuvent avoir pitié de ce pays, s’entendre pour qu’on puisse bouger, ça serait mieux. Aujourd’hui, chacun cherche à garnir ses poches, il faut aimer la patrie et laisser les querelles ethniques ».

A noter que plusieurs activités sont prévues dans la région de Kankan dans le cadre de la célébration du 2 octobre, notamment des soirées récréatives et un match de gala dénommé match de l’indépendance.

Michel Yaradouno, depuis Kankan

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