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Tabaski à Kankan : pénurie de liquidité dans les kiosques Orange Money

À la veille de la Tabaski, la ville de Kankan est en ébullition. Marchés bondés, rues animées… tout indique que les préparatifs vont bon train. Mais un problème majeur vient perturber cette effervescence : l’indisponibilité de liquidité dans les kiosques Orange Money.

De la Briqueterie à Kabada 1 et 2, en passant par Morioulen jusqu’à Farako 1, le constat est le même. Partout, des files de citoyens désespérés tentent, en vain, de retirer de l’argent de leurs comptes. Les kiosques sont à sec. Certains clients vont de boutique en boutique dans l’espoir de trouver un point de retrait approvisionné — souvent sans succès.

Dans un kiosque très fréquenté près du marché Diaka, Mariame Kaba, une mère de famille d’une cinquantaine d’années, espérait faire un retrait pour finaliser ses achats. Dépitée, elle explique : « C’est la veille de la fête, et on a déjà beaucoup de stress. Si en plus on ne peut pas retirer notre propre argent, c’est vraiment frustrant. On ne sait plus quoi faire ».

À quelques pas de là, Oumar Keïta, visiblement contrarié, apprend lui aussi qu’il ne pourra pas retirer d’argent. Refusant de s’étendre, il lâche simplement : « Que Dieu vous aide à trouver des liquidités », avant de tourner les talons.

Partout, le mécontentement est palpable. Des rumeurs accusent même certains gérants de kiosques de retenir volontairement les fonds pour spéculer sur la détresse des clients. Une accusation que rejette Mory Diallo, jeune agent Orange Money à Kabada.

« On ne peut pas refuser de servir les gens s’il y avait de l’argent. Depuis hier, on cherche des fonds partout, mais c’est très difficile. Nous aussi, on est dépassés », dit-il.

Cette situation est-elle la conséquence directe du manque de liquidité dans certaines banques du pays ? En tout cas, à Kankan, l’absence de liquidité plonge de nombreuses familles dans l’incertitude. Si la situation ne se débloque pas rapidement, la Tabaski 2025 à Kankan risque de laisser un goût amer à plus d’un fidèle.

Michel Yaradouno, depuis Kankan 

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