À Boké, la tension ne cesse de monter à l’approche des élections. Ce vendredi 3 avril 2026, des dizaines de citoyens, majoritairement des jeunes vêtus de rouge, ont investi les rues pour exprimer leur ras-le-bol face à un éventuel retour des anciens maires et cadres sur les listes électorales.
Partis de plusieurs quartiers de la ville, les manifestants ont convergé vers la préfecture, transformant les principales artères en un véritable théâtre de contestation. Dans leur viseur : des rumeurs persistantes évoquant la candidature d’anciens responsables, jugés peu performants au cours de leurs précédents mandats.
« Trop, c’est trop », martèlent-ils. Pour ces jeunes, pas question de revivre les mêmes schémas politiques. Ils dénoncent une volonté de confiscation du pouvoir local par une élite accusée de vouloir « s’éterniser » sans résultats probants.
Dans une ambiance électrique mais sous contrôle, les slogans ont rythmé la mobilisation : « Boké veut des candidats jeunes ! », « Stop GMD, place à la jeunesse ! », « Non aux anciens maires ! », ou encore « Non aux cadres retraités ! ».

Malgré la colère perceptible, les manifestants insistent sur le caractère pacifique de leur action. Leur objectif est clair : imposer le débat sur le renouvellement de la classe politique locale.
Face à cette montée de tension, l’administration tente de garder la main. Selon nos informations, le préfet de Boké s’est personnellement impliqué pour apaiser la situation et encourager le dialogue entre les différentes parties.
Parallèlement, des voix de la société civile appellent à la retenue, exhortant les citoyens à privilégier la concertation afin d’éviter toute escalade.
À Boké, une certitude s’impose désormais : la question du renouvellement générationnel s’installe au cœur du débat politique, et la jeunesse semble déterminée à faire entendre sa voix.
Mamadou Bah, depuis Boké




