Les détournement des deniers publics ou encore la corruption à grande échelle sont des faits régulièrement dénoncés en Guinée par les citoyens. Invité dans l’émission Mirador, sur les antennes de la radio FIM FM, ce jeudi 20 mai 2021, le président du Mouvement populaire démocratique de Guinée (MPDG) a dénoncé le manque de sanctions ou du moins de l’ouverture de procédures judiciaires contre les commis de l’État soupçonnés de mauvaise gestion durant leurs activités.
A l’entame de son intervention, Siaka Barry a estimé que la gestion de son « père », le président Alpha Condé, durant cette décennie se résume à une mauvaise gestion accrue des finances publiques. « Dans ce pays nous partons de scandale financier en scandale financier. Le Premier ministre Kassory [Fofana] a lui même reconnu que la Guinée perd en moyenne 650 milliards de francs guinéens par an dans les pots de vin », a-t-il souligné.
Pour l’ancien député – qui a démissionné de son poste à l’Assemblée nationale – la seule fois qu’un cadre de l’État a été jugé pour mauvaise gestion, il a plutôt « payé les frais de son positionnement politique », au lieu d’écoper d’une « sanction ». Citant nommément l’ancien directeur national de l’Office guinéen de publicité (OGP), l’ancien ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique, a regretté qu’en « dix ans de gouvernance [qu’]aucun commis de l’État n’a[it] été jugé pour des faits de gestion ». « La seule fois que cela a été fait, c’est avec Paul Moussa Diawara. Et là, il y avait un relent politique derrière », a dénoncé Siaka Barry.
Ibrahima Kindi Barry