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CAN 2025 : le vice-président du Jury d’Appel désavoue la décision de la CAF

Le contentieux né de la finale de la CAN 2025 continue de susciter de vives réactions au sein du football africain. Alors que la Confédération africaine de football (CAF) a attribué la victoire au Maroc sur tapis vert face au Sénégal, une prise de position interne vient désormais jeter le trouble sur la solidité de cette décision.

Dans un entretien accordé au quotidien sénégalais L’Observateur, Faustino Varela Monteiro, vice-président du Jury d’Appel de la CAF, a exprimé son désaccord avec le verdict rendu. « Je suis en profond désaccord avec cette décision. (…) Je ne peux souscrire à l’interprétation qui a prévalu », a-t-il déclaré.

Selon les éléments révélés, la décision du Jury d’Appel, officialisée le 3 avril 2026, a été adoptée à une majorité de trois voix contre une, sans nécessité pour la présidente de départager les membres. Fait notable, l’opinion dissidente de Faustino Varela Monteiro a été intégrée à la motivation de la décision, traduisant des divergences internes au sein de l’instance.

Au cœur du différend figure l’interprétation des faits survenus lors de la rencontre. Le Jury d’Appel a retenu l’application de l’article 82 du règlement de la CAN, relatif à l’abandon de match, pour sanctionner le Sénégal. Une lecture que conteste fermement le vice-président.

S’appuyant sur les principes régissant le jeu, notamment la Loi 5 de l’IFAB, il rappelle le rôle central de l’arbitre : « Lorsque l’arbitre laisse le match se poursuivre jusqu’à son terme, cela confirme, à mon sens, qu’il n’y a pas eu d’abandon. Par conséquent, qu’un organe disciplinaire conclue autrement introduit une rupture avec l’esprit sportif »

Dans la suite de son argumentation, il met en garde contre les implications d’une remise en cause a posteriori des résultats acquis sur le terrain. « D’autre part, si le résultat d’un match peut être modifié ultérieurement, alors la notion même de décision finale perd tout son sens », a-t-il poursuivi.

Le vice-président critique également la méthode adoptée par ses pairs, qu’il qualifie d’« excessivement formaliste », estimant que les faits consignés par les officiels de match, et en particulier par l’arbitre, doivent prévaloir. « Les faits décrits dans les rapports des officiels de match sont présumés véridiques et exacts jusqu’à preuve du contraire. Si des divergences apparaissent, le rapport de l’arbitre fait autorité sur le terrain », a-t-il insisté.

Alors que l’affaire est désormais portée devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), cette prise de position publique pourrait renforcer la stratégie de la Fédération sénégalaise de football. En effet, elle met en lumière des divergences d’interprétation au sein même de l’organe ayant statué en appel.

En conclusion, Faustino Varela Monteiro rappelle la portée limitée du contrôle exercé par les juridictions sportives internationales : « Le TAS ne réexaminera pas une décision prise sur le terrain à moins de preuves d’arbitraire ou de mauvaise foi, même si la décision apparaît erronée rétrospectivement ».

Lonceny Camara

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