Après des heures de rumeurs et d’incertitudes, le gouvernement malien a finalement confirmé, ce dimanche 26 avril à travers un communiqué lu à la télévision nationale, la mort du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, tué dans une attaque kamikaze ayant visé sa résidence hier samedi. Une disparition brutale qui plonge le pays dans le deuil et ravive les inquiétudes face à la persistance de la menace terroriste.
Selon le communiqué officiel, « un véhicule piégé, conduit par un kamikaze, a visé la résidence dudit ministre », dans la matinée, déclenchant de violents affrontements. Face aux assaillants, le ministre a opposé une riposte, « engageant des échanges avec des assaillants, dont il a réussi à éliminer certains ».
Mais l’attaque s’est révélée fatale. « Au cours d’intenses affrontements, il a été blessé, puis transporté à l’hôpital, où il a malheureusement succombé », précise le gouvernement.
Le bilan humain s’alourdit davantage avec l’effondrement partiel de la résidence touchée. « L’éffondrement de sa résidence a causé d’autres victimes et la destruction d’une mosquée à proximité », entraînant « la mort de certains fidèles qui étaient à l’intérieur ».
Cette attaque intervient dans un contexte de recrudescence des violences terroristes au Mali, où les groupes armés multiplient les opérations d’envergure, y compris dans des zones hautement sécurisées. La cible, en l’occurrence le chef de la Défense malienne, illustre un niveau d’audace et de coordination préoccupant.
Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, « ainsi que l’ensemble des forces de défense et de sécurité, rendent un vibrant hommage à cet officier général », rappelant « son serment de donner jusqu’à la dernière goutte de son sang à sa nation ».
En reconnaissance de son parcours et de son engagement, les autorités ont décidé d’honorer sa mémoire. « Feu le Général de Corps d’Armée Sadio Camara […] aura droit à des funérailles nationales », a annoncé le gouvernement.
La disparition du ministre de la Défense constitue un coup dur pour l’appareil sécuritaire malien et soulève de nombreuses interrogations sur la capacité des autorités à contenir une menace terroriste toujours plus persistante.
N’Famoussa Siby




