À travers un préavis de grève déposé ce mardi 12 mai 2026, la délégation syndicale de la banque dénonce une accumulation de revendications restées sans réponse et menace de déclencher un mouvement de grève dans les prochains jours.
Adressé au Directeur Général de l’institution bancaire, le document invoque les articles 431.3 et suivants du Code du travail guinéen. Les syndicalistes accusent la direction de maintenir un climat social délétère marqué par l’absence de dialogue constructif et des conditions de travail de plus en plus difficiles.
Parmi les principales revendications figurent la surcharge des tâches, les dysfonctionnements récurrents du système bancaire « Core Banking », l’instabilité du réseau ainsi que les multiples pannes techniques qui, selon les employés, impactent fortement leur rendement et la qualité du service offert à la clientèle.
La délégation syndicale pointe également du doigt les retards persistants dans le paiement de la prime variable (PTV), les arriérés de commissionnement des commerciaux qui dépasseraient trois trimestres pour certains collaborateurs, mais aussi la non-application de certaines dispositions de la Convention collective des banques de 2021, notamment celles liées aux avancements automatiques.
Autre sujet de crispation : la prise en charge sanitaire. Les travailleurs dénoncent un « refus injustifié » de couverture médicale des époux des collaboratrices, qu’ils considèrent comme une inégalité de traitement.
Le gel des crédits accordés au personnel, sans concertation préalable, alimente également le mécontentement. À cela s’ajoute ce que les syndicalistes qualifient de « climat de stigmatisation collective » autour du dossier dit « des 5 milliards GNF », qui aurait renforcé la méfiance et l’inquiétude au sein du personnel.
Les représentants des travailleurs critiquent en outre la conduite du processus de fusion engagé par la banque, estimant qu’il est mené sans information ni consultation préalable des employés, en contradiction avec les principes du dialogue social.
Dans leur courrier, les syndicalistes affirment qu’aucune négociation « sincère et constructive » n’a été engagée jusque-là. Ils accordent ainsi à la direction un délai légal de dix jours francs pour ouvrir des discussions sérieuses et prendre des mesures concrètes, faute de quoi un mouvement de grève pourrait être déclenché.
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