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PRESERVATION DE L’ENVIRONNEMENT : comment impliquer les citoyens ?

Le 05 juin dernier, l’humanité a célébré la journée mondiale de l’environnement. Cette commémoration a été mise à profit pour évoquer la préservation et la restauration des zones détruites ou menacées de destruction. Ledjely.com a rencontré des activistes de l’environnement pour discuter de l’implication du citoyen lambda dans ce processus.

Un cours d’eau plein en 2014 mais aujourd’hui asséché, des bordures de mer envahies par des constructions anarchiques, des mangroves qui en ont perdu leur essence, des forêts qui se raréfient, voici assez d’exemples d’écosystèmes détruits ou en dangers. Ces situations provoquées par l’action de l’Homme continuent de perdurer et de mettre en péril l’environnement. Pour y remédier, il est important d’impliquer les citoyens dans cette lutte selon les acteurs évoluant dans la protection de l’environnement.

Cette implication selon Mamady Aminata Touré, activiste de l’environnement, passe par la communication dans les langues du terroir et une sensibilisation effective surtout à l’intérieur du pays. « A Conakry, pour sensibiliser la population, il faut miser sur des petites actions purement citoyennes… des actions qui vont provoquer un changement de comportement chez les citoyens et les pousser à s’engager dans la lutte contre ce phénomène de changement climatique », a-t-il fait savoir.

Daouda Bangoura, consultant en développement durable, va plus loin. Pour lui, l’implication des communautés à la base dans les actions environnementales au niveau local passe simplement par un ensemble de processus. L’information, la sensibilisation et la formation de ces communautés sont nécessaires avant de procéder à n’importe quelle action selon l’activiste. « Si c’est par exemple des zones côtières où les cultures sont menacées par la montée de la marée, on se dit que les villageois peuvent être formés sur des questions de construction des digues, de l’irrigation, comment faire évacuer l’eau salée des cultures, etc. Si c’est dans des zones telles que la Haute Guinée, il faut former des gens sur la mise en place des pépinières et après, au moment de la restauration, on met les communautés à l’œuvre », propose le consultant.

Daouda Bangoura propose non seulement d’impliquer les villageois dans la préservation de l’environnement au niveau local mais aussi, de faire en sorte que les actions menées soient pérennes. « Il ne suffit pas de reboiser ou de restaurer, il faut faire en sorte qu’il y ait un mécanisme de suivi très efficace. Ce mécanisme ne passe que par les communautés qui ont bénéficié des actions. Donc ils sont formés, informés et sensibilisés et après, ils sont mis à l’œuvre. Tout ce qu’ils feront comme travail, ils ne pourront pas se permettre de le détruire. Du coup, on se dit que le travail qui est fait est sécurisé et on peut s’attendre à de bons résultats », a précisé le consultant.

Elisabeth Zézé Guilavogui

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