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GUINEE-SENEGAL : à la veille de la réouverture de la frontière, les producteurs guinéens font le point des pertes

L’année dernière, à la veille du scrutin présidentiel du 18 octobre, l’ancien chef d’État Alpha Condé avait décidé de la fermeture des frontières terrestres guinéennes avec plusieurs pays voisins dont le Sénégal. Motif ? « Raison sécuritaire ». Mais lui-même ayant été renversé par le coup d’Etat du 5 septembre 2021, son tombeur, colonel Mamady Doumbouya, s’apprête à rouvrir la frontière. Cela pourrait précisément intervenir ce vendredi 24 septembre. Eh bien, en prélude à cet événement qui demeurait attendu dans les deux pays, Ledjely donne la parole aux producteurs agricoles guinéens qui en ont plutôt souffert. Ils dressent ici l’impact que la décision du président déchu aura eu sur leurs activités.

C’est avec beaucoup d’impatience que Thierno Amadou Daka, le président de la Chambre régionale de commerce de Labé, attend la matérialisation de la promesse de réouverture de la frontière avec le Sénégal. D’autant que dans son activité, la brouille entre Alpha Condé et Macky Sylla a donné lieu à des conséquences aussi énormes que tangibles. « Si nous prenons le cas de Mali Yimbering et de Koubia dont nous avons enregistré les plaintes, les producteurs locaux ont évalué les pertes à plus de 2 milliards de francs guinéens dans la culture du chou », explique-t-il. Avant d’ajouter : « nous avons également enregistré des pertes dans certains produits comme la mangue, le piment et d’autres produits ».

Fassory Diakité, lui, est un agriculteur basé à Labé. Il dresse également ses mécomptes : « ce sont 25 tonnes de chou produits sur 2 hectares » qu’il dit avoir perdus. « Avec le marché local qui était inondé de produits – du fait de l’impossibilité d’exporter une partie – nous n’avons pas pu avoir les marges que nous espérions. Personnellement, j’ai enregistré une perte de 15 à 20 millions de francs guinéens », explique-t-il.

Encore que ce ne sont pas là les seules pertes que Fassory a enregistrées. « Pour la pomme de terre, j’ai également eu des pertes. Plusieurs récoltes ont pourri et le manque-à-gagner est d’environ 27 millions de nos francs », dit-il, un brin résigné. « C’est pour cela que la fermeture de cette frontière n’a vraiment pas été une aubaine pour nous », résume Fassory.

Ces plaintes tranchent avec les propos que tenait récemment Moussa Para Diallo, le président de la Fédération des paysans du Fouta Diallo. Invité chez nos confrères de Djoma TV, il laissait entendre en effet que la fermeture des frontières n’avait pas véritablement affecté les producteurs agricoles guinéens.

Ibrahima Kindi BARRY

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