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PROCES ABDOULAYE SOW : la partie civile se désiste, mais le ministère public persiste

Inculpé pour « atteintes dûes au respect de la justice et outrage à magistrat », le 18 juillet dernier et placé sous mandat de dépôt, Abdoulaye Sow, le secrétaire général de la FESABAG, a comparu de nouveau ce jeudi à la barre du tribunal correctionnel de Kaloum pour la suite de son procès. L’audience du jour étant consacrée à la poursuite des débats. A l’occasion, la partie civile voulant mettre la balle à terre a annoncé son désistement. Mais pour le procureur, celui-ci ne devra avoir aucune incidence sur l’issue du jugement.

Sur le fond, la partie civile constituée de l’association des magistrats de Guinée, persiste à croire le leader syndical n’a pas eu le comportement approprié. « Les uns et les autres se sont rendus comptent de la gravité des propos en traitant les magistrats de malhonnêtes », note ainsi un avocat de la partie civile. Même si à ses yeux, les magistrats et le syndicat ont quelque part les mêmes objectifs dans un Etat de droit, il y a que selon lui, « l’autorité de la justice doit être restaurée et que « le syndicat ne doit pas tenir des propos qui violent la loi, des propos répréhensifs ».  Pour autant, annonce-t-il : « L’association des magistrats nous a instruit de nous désister de la procédure ».

A sa suite, Me Pépé Antoine Lamah, lui aussi, de la partie civile, tient à clarifier : « ce n’est pas un procès dirigé contre un individu ». Mais selon lui, « personne ne peut accepter qu’on le traite de véreux qui signifie corrompu ». En outre, estime-t-il : « un syndicat doit savoir où il ne doit pas poser ses pieds ». Mais en définitive, évoquant des tentatives de règlement du différend à l’amiable qui auraient dû, à ses yeux, intervenir plus tôt, Me Pépé Antoine Lamah confirme le désistement. « Au nom de l’association des magistrats de Guinée, nous désistons de cette procédure pour l’abandon des poursuites et injures qui sont désormais écartées », déclare-t-il.  Toutefois, tient-il à faire remarquer, pour ce qui est du chef d’accusation, « outrage à magistrat », la décision revient au président du tribunal.

Il formule néanmoins un ultime souhait : « Nous aurions voulu, après cette audience, qu’Abdoulaye Sow se retourne chez lui ».  Avec comme recommandation au responsable syndical qu’il respecte la loi et qu’il soigne ses propos en public.

Ceci dit, le ministère public compte ne pas se laisser influencer par cette option de la partie civile. « Nous avons écouté la partie civile qui a désisté de ses intérêts. Mais cela ne peut empêcher l’action publique de se poursuivre », déclare le procureur de la République.

Les débats se poursuivent sur place

Balla Yombouno, depuis le TPI de Kaloum 

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