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2 OCTOBRE : un fiasco organisationnel au palais du peuple

Le colonel Mamadi Doumbouya entendait-il impressionner ses hôtes de marque venus du Mali pour prendre part aux festivités du 64ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée ? Eh bien, c’est raté. Parce que la cérémonie dont l’esplanade du palais du peuple a servi de cadre a été émaillée de tellement d’impairs que le président de la Transition lui-même n’a pas pu cacher sa gêne. D’ailleurs, il a dû quitter les lieux avant le terme de l’activité.

Que s’est-il passé ? De l’impréparation consécutive à une négligence coupable ? Un télescopage résultant d’un déficit de coordination ? Le colonel Mamadi Doumbouya devrait faire en sorte de trouver les réponses à ces questions. Parce que lui-même a conscience que les festivités officielles de célébration de l’indépendance nationale que ses collaborateurs ont servies ce dimanche aux Guinéens n’auront pas été à la hauteur de ce à quoi on aurait dû s’attendre.

L’inorganisation s’est tout d’abord traduite par ce décalage abyssal entre le timing dans le programme distillé aux médias et le déroulé de l’événement lui-même. Le colonel Mamadi Doumbouya a dû ainsi attendre au moins une trentaine de minutes avant que le défilé – ou plutôt ce qui en donnait lieu – ne puisse commencer. Parce justement, au niveau de ce défilé, les corps constitués n’avaient vraisemblablement pas été préparés. C’est ainsi qu’on a aperçu des responsables qui donnaient des consignes et dictaient la marche à suivre. D’ailleurs, à un moment donné, la confusion était telle que le speaker a dû intervenir pour inviter les uns et les autres à se placer en dehors de l’esplanade pour finaliser la mise en place du processus du défilé.

Ensuite, le service protocole lui non plus n’a pas fonctionné. Au point que de l’emplacement du président, il ne pouvait pas voir ceux qui défilaient et même le podium sur lequel se produisaient les artistes. Masqué qu’il était, on le sentait qui faisait des efforts pour ne pas se faire conter l’événement dont il était pourtant censé être le principal spectateur. Par ailleurs, à un moment, il était visiblement si fatigué par cette cérémonie qui se prolongeait indéfiniment que les cameras l’ont surpris qui s’étirait sur son siège.

Enfin, qui a décidé de faire défiler les véhicules des anciens présidents ? Dans une cérémonie qui est censée symboliser l’unité nationale, pourquoi a-t-on limité ce défilé aux seules voitures des présidents Lansana Conté et Sékou Touré ? L’ordre de commencer par la voiture du premier a suivi quelle logique ? Autant de questions qui en disent suffisamment sur la controverse qui risque d’entourer cette autre initiative. En effet, il se dit déjà au sein de l’opinion publique qu’avec l’ovation réservée la dernière fois au portrait du président Alpha Condé, les autorités n’ont voulu prendre aucun risque aujourd’hui. Mais ce n’est certainement pas une telle explication qui calmera ceux des partisans du leader historique du RPG qui crient déjà à la négation de ce dernier. Or, il serait logique que les partisans de Moussa Dadis Camara et de Sékouba Konaté puissent nourrir les mêmes frustrations.

Comme on le voit, ce ne fut pas la fête qui était annoncée. D’ailleurs, personne ne se rappellera le discours prononcé par la gouverneure de la ville de Conakry. Le tohu-bohu et la pagaille indescriptible vont prendre le dessus sur le reste. Surtout que le président lui-même n’a pas réussi à cacher son agacement. En effet, alors que le speaker invitait les spectateurs à faire de la place pour la poursuite du défilé, le colonel Mamadi Doumbouya, sans crier gare, fait savoir qu’il devait partir. Et c’est dans cette confusion générale que la cérémonie prend fin. Brusquement !

Boubacar Sanso Barry

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