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GOUVERNANCE : Bernard Goumou promet de rehausser les budgets de la santé et de l’éducation

Comme annoncé précédemment, le Premier ministre a présenté la politique générale du gouvernement ce mercredi 14 décembre, devant le Conseil national de la Transition.  Pour la circonstance, on notait la présence du cabinet de la présidence de la République, des membres du CNRD et membres du gouvernement ainsi que des acteurs politiques mais aussi de la société civile.

L’exercice auquel s’est livré le chef du gouvernement permettra aux conseillers nationaux d’avoir une meilleure visibilité sur les différentes actions phares programmées par le gouvernement dans les secteurs stratégiques prioritaires.

Dans son discours, après avoir fait un état des lieux et une revue des réalisations par axe, Dr. Bernard Goumou a présenté le Programme de référence intérimaire (PRI) qui, selon lui, « fixe le cap de l’action publique sur les trois (3) années à venir (2023-2025 ». A ce PRI, il est assigné les objectifs suivants :

Sur l’axe institutionnelle :

  • Rendre fonctionnels les organes de la Transition telles que prévues par la Charte ;
  • Prendre les dispositions législatives et/ou règlementaires pour engager les réformes institutionnelles devant encadrer le retour à l’ordre constitutionnel ;
  • Organiser les élections de la base au sommet.

Sur l’axe cadre macroéconomique et financier :

  • Préserver les grands équilibres financiers de l’Etat ;
  • Procéder à des allocations stratégiques des ressources budgétaires ;
  • Accroître l’efficacité de la dépense publique ;
  • Créer un environnement propice au développement du secteur privé national, et attractif pour les investisseurs étrangers.

Sur l’axe ‘’Action sociale, emploi et employabilité’’ :

  • Mettre en place un cadre incitatif favorable à l’emploi ;
  • Promouvoir la formation à l’auto-emploi des jeunes ;
  • Promouvoir l’autonomisation des femmes ;
  • Organiser la protection sociale publique ;
  • Renforcer l’employabilité et l’inclusion des personnes vulnérables.

Sur l’axe infrastructures et assainissement :

  • Améliorer la mobilité des personnes et la circulation des biens et services ;
  • Renforcer l’accès et l’accessibilité aux services sociaux de base ;
  • Elaborer et mettre en place des politiques et stratégies environnementales et d’aménagement du territoire.

Pour la première année de la mise en œuvre du PRI, le Gouvernement a inscrit dans le Projet de Loi de Finances (PLF) 2023, les actions suivantes :

  • Apporter un soutien à l’activité et aux ménages à travers la mise en œuvre du Plan de Relance Economique (PRE) ;
  • Porter le taux de croissance de notre économie à environ 5,7% du PIB en 2023 et 6,4% en 2024 ;
  • Stabiliser le taux d’inflation à 10.3% en 2023 et 9.3% en 2024 ;
  • L’amélioration de la qualité des dépenses sera traduira ainsi : « Les dépenses totales qui se situeront à 36 050 milliards GNF en 2023 dont 15 285 milliards en dépense d’investissement, soit 44%. Pour la mise en œuvre du chronogramme de la transition, 97 milliards GNF seront affectés au recensement général de la population et 400 milliards GNF à la préparation des élections. Exceptionnellement, 130 milliards seront affectés à l’assainissement et 1 200 milliards GNF aux services déconcentrés. Le déficit budgétaire s’établira autour de 4% du PIB pour les deux (2) prochaines années permettant ainsi de dégager un espace budgétaire en vue du financement soutenable de nos politiques sociales et infrastructurelles» ;
  • Le déficit sera financé par les emprunts à taux concessionnels, afin de contenir l’endettement public à un niveau soutenable pour l’Etat et pour l’économie (préserver des taux d’intérêt faibles pour les investissements privés) ;
  • L’apurement de la dette intérieure sera favorisé par la politique de relance de notre économie et le renforcement de l’employabilité à travers l’activité et les emplois créés par nos entreprises ;
  • La qualité et le niveau des dépenses des secteurs de la santé et de l’éducation seront améliorés et devraient atteindre à moyen terme respectivement 13% et 15% du total dépenses budgétaires, conformément aux engagements internationaux pris par la Guinée.

Le chef du gouvernement a toutefois conscience que la mise en œuvre du PRI pourrait être perturbée par des risques d’ordre politique, macroéconomique, sanitaire et environnemental.

Sur le plan politique, le facteur de risque, selon lui, « est l’absence persistante de consensus au sein de la classe politique sur la conduite de la Transition ». Pour minimiser ce risque, le premier ministre préconise « la poursuite de la politique de la main tendue à toutes les sensibilités politiques, et l’instauration d’un dialogue permanent et constructif avec la CEDEAO sur les enjeux de la Transition guinéenne et ses spécificités ».

Il faut noter que l’incidence budgétaire du PRI, évaluée en cohérence avec le cadrage macroéconomique élaboré sur la période de la Transition, est de 90 000 milliards GNF, soit 10 227 millions de dollars américains.

N’Famoussa Siby

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