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GUINEE : les victimes du camp Boiro ont dénombré « 14 fosses communes »

En prélude à la commémoration, ce mercredi 25 janvier, des pendaisons de 1971, les membres de l’Associations des victimes du camp Boiro, ont animé une conférence de presse ce mardi 24 janvier 2023 à la Maison de presse sise à la Minière pour réitérer leur revendication en faveur de la justice.  Concrètement, ils exigent que la refondation que promet le CNRD prenne en compte la « réhabilitation des victimes du camp Boiro, l’ouverture des charniers et la déclassification du camp Boiro ».

Plusieurs associations des victimes des anciens régimes y compris celle de l’AVIPA ont pris part à cette conférence. Dans son intervention, le secrétaire exécutif de l’Association des victimes du camp Boiro a d’abord fait un bref rappel des événements ayant endeuillé plusieurs familles guinéennes avant de faire quelques recommandations en direction des autorités de la transition. Abdoulaye Conté demande notamment au CNRD de faire en sorte que la nouvelle constitution annoncée puisse bannir ou baliser les crimes d’Etat « qui peuvent à tout moment renaître ». Il suggère particulièrement la réhabilitation par la voie de la justice des « victimes innocemment exterminées », avant toute refondation.

« L’Association des victimes du camp Boiro a dénombré aujourd’hui de manière géolocalisée 14 fosses communes. Est-ce qu’il faut parler de refondation sans parler de ces fosses communes », s’interroge-t-il.

Le premier responsable de l’AVCB a également demandé l’ouverture des charniers et des fosses communes ainsi que la déclassification de la partie carcérale du camp Boiro qui, selon lui, doit être à la disposition de la population. Il sollicite aussi la « restitution des biens qui n’ont pas été restitués aux familles ». La justice et la reconnaissance des victimes sont à ses yeux des « éléments fondamentaux avant ou pendant toute refondation », estime-t-il.

Quant à Dr Fodé Marega, membre de l’association, il estime que l’Etat guinéen a toujours été violent envers ses citoyens. Et à ses yeux, le fait que ces premières violences sont restées « impunies » a entraîné d’autres événements douloureux comme ceux de 1985 avec Diarra Traoré ou encore en 2009 avec le massacre du 28 septembre. Ce dernier regrette aussi le fait que l’Etat n’assume jamais sa responsabilité devant les victimes. Un fait qui, selon lui, fait répéter l’impunité « de manière économique ou politique ».

L’ancien député annonce, en outre, qu’une action judiciaire contre l’Etat guinéen est en train d’être préparée. Mais, a-t-il précisé, « cela ne nous empêche pas de discuter avec les autorités ».

Aliou Nasta

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