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Handicap : fin d’un projet sur l’éducation inclusive appuyé par l’Unicef en faveur de la Fondation FITIMA

La Fondation Tierno et Mariam (FITIMA) a organisé le vendredi 10 mars 2023, une cérémonie de clôture du projet de ‘’promotion de l’éducation inclusive et spécialisée et la protection des enfants en situation de handicap dans la commune de Ratoma’’. Un projet qui a bénéficié d’un appui du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et qui ciblait une soixantaine d’enseignants. En termes d’objectifs, le projet en question, au-delà du volet formation, avait pour vocation de sensibiliser les enseignants et les élèves à l’acceptation des enfants en situation de handicap, accompagner les enseignants et les familles dans le suivi des enfants en situation de handicap, améliorer les capacités d’accueil et de prise en charge des enfants en situation de handicap au centre FITIMA et accompagner et suivre 30 enfants en situation de handicap à FITIMA dans leur éducation  spécialisée.

A en croire Mariama Barry, ce projet est né du constat que les enfants en situation de handicap sont marginalisés, ségrégués et laissés pour compte quand il s’agit de les scolariser, de leur apporter des soins médicaux et paramédicaux dont ils ont besoin et quand il s’agit de les accompagner selon leurs besoins.  Et c’est pour prendre en compte tous ces défis que le projet avait plusieurs volets, dit la coordinatrice du projet. « Le projet avait trois volets notamment la formation d’une quarantaine d’enseignements de 10 écoles ordinaires. Ensuite, le volet de la prise en charge des frais médicaux de 50 enfants en situation de handicap. Et enfin le volet l’amélioration du programme d’éducation spécialisé », égrène-t-elle.  Au titre de ce dernier volet, précise-t-elle, une troisième salle a été ouverte à FITIMA pour accueillir d’autres enfants.

En ce qui la concerne, Hawa Dramé, présidente-fondatrice de Fitima, met davantage l’accent sur l’éducation inclusive. Celle-ci permet, indique-t-elle « d’inclure tous les enfants dans le système éducatif quel que soit leur niveau de développement psychomoteur et quel que soit leur handicap ». Et l’éducation inclusive est d’une importance telle que tous les pays travaillent aujourd’hui à la développer et à la rendre effective. Et au niveau de Fitima, souligne-t-elle : « Nous avons initié ce projet que nous espérons n’être qu’un projet pilote. Tous les enseignants qui sont là demandent qu’on démultiplie ce projet parce que ça leur apprend énormément. Un enfant qui présente un handicap ou une difficulté quelle qu’elle soit, les enseignants ne l’acceptent pas dans les écoles, ni par méchanceté, ni par mauvaise foi. Mais c’est simplement parce que ces enseignants ne sont pas formés à la problématique du handicap ».  L’engouement que le projet a rencontré de la part des bénéficiaires plaide en faveur d’une extension afin de toucher d’autres cibles. « Au départ, il s’agissait de 40 enseignants, finalement il y en a près de 60. Cela a montré l’engouement et tous ont participés à cette formation. Comme çà, nous espérons éviter l’exclusion des enfants qui présentent des handicapes. Car avec cette formation, ces enseignants sont désormais outillés pour accepter dans leurs classes des enfants en situation de handicap », note également Hawa Dramé. D’ores et déjà, annonce-t-elle : « Nous allons lancer dans deux mois, la formation des auxiliaires de vie scolaire (AVS). Ce sont des personnes qui puissent seconder les enseignants dans leurs classes. »

Ayant bénéficié du projet, Abdoulaye Diariou Barry mesure tout ce qu’il en tire comme acquis. Admettant qu’il lui est arrivé de marginaliser voire de stigmatiser des enfants en situation, il estime être désormais suffisamment outillé pour ne pas se rendre coupable de telles pratiques.  « Nous avons appris plein de choses au cours de cette formation. Aujourd’hui, nous avons changé les concepts qu’on utilisait pour qualifier ces enfants. Nous avons maintenant des idées pour mettre en place un programme d’accompagnement dans le cadre d’une éducation inclusive », assure-t-il.

Convaincue de la pertinence et de l’utilité de l’éducation inclusive, la fondatrice du centre FITIMA espère que d’autres partenaires vont accepter de soutenir le projet pour permettre que la formation soit démultipliée non seulement dans les autres communes, mais aussi à l’intérieur du pays.

Mariama Ciré Diallo

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