Les membres du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) ont marché à Kaloum hier lundi 16 octobre pour exiger la levée de la restriction du site Guineematin.com. Mais la marche a été réprimée par les forces de sécurité. Conséquences, des journalistes violentés et leur matériel de service endommagés. Réagissant à cette actualité, Ousmane Gaoual Diallo, le porte-parole du gouvernement s’est plutôt appesanti sur les accusations brandies contre lui et contre l’Etat, à propos du blocage du site Guineematin.
Répondant ce mardi à nos confrères d’Espace FM, Ousmane Gaoual Diallo n’a, dans aucun des passages de son intervention, condamné la violence infligée aux journalistes. Le porte-parole du gouvernement a plutôt déploré le fait que le syndicat de la presse exige à ce que le site guineematin.com soit rétabli dans un bref délai. « Ce qui est dommageable, c’est de tirer une conclusion que ce problème est lié à l’Etat ou à un individu (en l’occurrence lui-même ndlr). Il y a des entreprises qui ont des problèmes. Ça arrive. Ce n’est pas parce que c’est une entreprise de presse qu’il faut trouver la solution instantanément ou si la solution n’est pas trouvée, il faut dire que c’est l’Etat. C’est un raccourci qu’il faut éviter », a-t-il suggéré.
Au sujet des accusations qui le présentent comme étant à la base des ennuis que connait le site Guineematin, le ministre des postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, annonce une plainte. « Non seulement je vais porter plainte à qui de droit mais aussi je vais me constituer partie civile sauf si votre collègue là, ce syndicaliste qui parle de moi, tout le temps, présente des excuses publiques ou bien il apporte les preuves m’incriminant, au tribunal. J’espère qu’il a vraiment des preuves contre moi. S’il n’en a pas, qu’il enlève mon nom dans sa bouche », a lancé le ministre Ousmane Gaoual Diallo
Aliou Nasta