Ledjely.com
Accueil » Mamaya: l’occasion de bonnes affaires pour les groupements féminins
A la uneActualités

Mamaya: l’occasion de bonnes affaires pour les groupements féminins

Au-delà de son caractère culturel et folklorique, la Mamaya de Kankan qui a lieu durant les trois jours qui suivent la fête de Tabaski, offre aussi l’occasion aux groupements féminins de faire des affaires et d’engranger de même des revenus supplémentaires. En raison de son caractère mobilisateur et de sa dimension touristique, l’évènement permet en effet à ces groupements d’écouler les produits qu’ils exposent pour la circonstance. Il en est de même pour des jeunes agriculteurs et artisans qui en profitent également.

Le stade M’Balou Mady Diakité de Kankan était encore pris d’assaut hier mercredi pour le troisième et dernier jour de la Mamaya. Après le bazzin bleu du lundi, le Leppi du mardi, c’est bazzin blanc qui était à l’honneur. Dans le sillage des participaient qui esquissaient des pas de danse sur l’esplanade, des expositions de produits locaux étaient organisées presque partout. Des tissus, des produits locaux et artisanaux et même du maquillage. Pendant les trois jours, les restaurants des environs, les hôtels de la ville et autres lieux de divertissement affichaient également plein.

La « Guinéenne des terroirs », une entreprise évoluant dans la production, la transformation et la commercialisation des produits locaux, est une de celles qui remercient le Ciel pour la tenue de la Mamaya.  « Nous exposons les produits qui sont purement bio et nous transformons ça de façon naturelle. Nous produisons le fonio, le grimo de maïs, du mil, du savon et autres. Nous profitons très bien de la Mamaya, les gens viennent visiter nos produits et achètent avec nous. Il y a des jours où nous vendons à hauteur 300 000 voire 400 000 GNF par jour », avoue Emmanuel Watta Kamano.

A quelques pas de là, Mara Alphonsine, de la coopérative Nany Sabougnouma. Sans renoncer totalement à l’ambiance de la Mamaya, elle discute avec ses clients. Pendant ces jours de fête, elle a également écoulé plusieurs produits.  « Nous pouvons bien nous frotter les mains car nous gagnons un peu. Les gens n’ont certes pas de temps avec la danse, mais avec les quelques-uns qui viennent, nous pouvons vendre dès fois jusqu’à hauteur 500 000 GNF par jour », a-t-elle confié au correspondant du Djely.

Dans le lot des étalagistes, certains, guidés par le sens des affaires, sont venus de localités plutôt lointaines.  Alpha Mamadou Diallo vient de Labé pour fêter à Kankan. La quarantaine révolue, il vend des chemises Leppi et des bonnets traditionnels Pouto. Beaucoup en ont achetés avec lui. C’est le cas de Aly Kanté. « C’est un bon rendez-vous et nous sommes très heureux. Je viens d’acheter une chemise et il est très beau et à un prix plutôt raisonnable », se jouit-il, avant de lancer : « Bonne fête vous tous ».

Michel Yaradouno, Kankan pour ledjely.com

Articles Similaires

De l’eau potable à l’école primaire de Gbackédou

LEDJELY.COM

Evaluation des partis politiques : Dr. Faya Millimono proteste

LEDJELY.COM

Dubaï : comment des africains ont été dupés par une « sulfureuse » société immobilière, dénommée The First Group…

LEDJELY.COM

Environnement : EDG et ses partenaires se mobilisent pour la réhabilitation des têtes de sources de quatre barrages hydroélectriques à Kindia

LEDJELY.COM

Guinée : le ver est-il dans le fruit ?

LEDJELY.COM

Santé : le comité technique du projet sur l’analyse approfondie du genre dans la vaccination se réunit à Conakry

LEDJELY.COM
Chargement....