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Etats-généraux de l’agriculture : les principales recommandations

Les États-généraux de l’agriculture et de l’élevage ont pris fin ce vendredi 5 juillet à Conakry. C’est le premier ministre qui a présidé la cérémonie, en présence des représentants de plusieurs pays africains, des acteurs agricoles guinéens et des partenaires techniques et financiers. Durant les trois jours de travaux, les participants venus de Conakry et de l’intérieur du pays ont partagé leurs expériences et préoccupations autour de panels animés par des experts en la matière. Et finalement, le tout a été sanctionné par un certain nombre recommandations que les autorités s’engagent à implémenter.

A en croire le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Félix Lamah, une des conclusions que l’on peut retenir des Etats-généraux est qu’ils ont permis de rétablir la confiance entre décideurs et acteurs du secteur agropastoral. « Les recommandations de ces Etats-généraux donnent une bonne indication de ce que veulent les agriculteurs et les éleveurs. De nombreux concitoyens ont fait part de leurs problèmes assortis des propositions de solution, rien ne sera négligé ou rejeté. Ensemble, vous avez osé et vous avez pris vos responsabilités en posant les contraintes réelles et en proposant des solutions. Vous l’avez constaté, personne n’a été brimé, aucune parole n’a été rejetée, personne n’a été humilié, nous vous avons écoutés, nous avons compris vos problèmes, nous les avons notés, nous allons les traduire en actions concrètes et ensemble nous nous emploierons à relever les défis qui se posent », promet-il.

« Les résolutions de ces Etats-généraux seront contenues dans un document cadre, vous y aurez accès et ensemble nous allons évaluer année après année la mise en œuvre », rajoute-t-il.

Pour sa part, le premier ministre a exhorté le ministre de l’Agriculture au pragmatisme et à la proactivité. « Nous avons été pris au dépourvu pour cette saison. Vous avez réussi tant bien que mal à vous arrimer à l’attelage qui était déjà là. Tirons les conclusions des faiblesses antérieures, des recommandations pertinentes, pour préparer d’ores et déjà la prochaine campagne agricole 2025. Parce que nous ne pouvons pas nous tirer d’affaires, si le secteur agricole et de l’élevage s’avère déséquilibré par rapport à nos actions », lance Bah Oury en direction de Félix Lamah.

Au niveau du gouvernement, le premier annonce la mise en place de deux comités : « Un comité, comme je l’ai déjà dit, chargé du développement durable et du capitalisme. Un autre comité chargé des finances publiques et des réformes. Pour que de manière structurée, l’ensemble des interventions des ministères sectoriels puissent se retrouver en phase dans une dynamique collective et avancer ensemble. C’est dans ce sens que la mise en place du comité technique pour la mise en œuvre des recommandations issues des États-généraux nous permettra d’être en phase avec les objectifs globaux que s’assigne le gouvernement »

Au nombre des recommandations qui en sont issues, on peut citer :

  • Prôner le patriotisme, l’intégrité et la loyauté en vue de consolider la vision sur le long, moyen et court termes pour le développement du secteur agropastoral ;
  • Soutenir l’administration du secteur à travers le respect des fonctions régaliennes de l’action, planification contrôle et promouvoir le transfert des fonctions de production et de transformation au secteur privé ;
  • Engager la création d’un comité de coordination intersectorielle composé de différents ministères liés au secteur agropastoral et d’un cadre de concertation (Etats et PTF) ;
  • Développer une stratégie de redevabilité et de responsabilité ;
  • Mettre en place une planification pluriannuelle prenant en compte toute la chaîne de valeur ;
  • Engager la réflexion pour la création d’un pôle de croissance agricole avec l’implication et l’intervention complémentaire des ministères selon leur mandat ;
  • Emmener les sociétés minières à s’approprier et appliquer la stratégie de responsabilité sociale des entreprises pour contribuer au financement des projets agropastoraux dans leurs zones d’intervention ;
  • Utiliser la contribution des fonds miniers pour financer la réalisation des infrastructures agropastorales dans le cadre du contenu local.

Fodé Soumah

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