Quelques heures après l’annonce de sa suspension par le Bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, Taliby Dabo, ancien directeur de campagne du parti et membre influent de la coordination régionale de Kankan, est monté au créneau. Très remonté, il dénonce une décision prise par des « responsables parachutés », qui, selon lui, n’ont aucun respect pour les statuts et règlements internes du parti. Il la qualifie même d’« acte sans valeur ».
Ce dimanche 6 juillet 2025, le Bureau politique national du RPG-AEC a suspendu quatre membres de la coordination régionale de Kankan. Parmi eux figure Taliby Dabo, qui n’a pas tardé à réagir. Contacté dans la soirée, il a rejeté avec vigueur la légitimité de cette suspension.
« Je répète, j’insiste et je persiste : le RPG Arc-en-ciel n’existe pas. Nous avons été trompés, pris en otage. Le statut et le règlement intérieur du parti n’ont jamais été validés. J’ai mené mes propres investigations, et aucune trace de validation n’existe. Voilà pourquoi je parle de RPG, et non de RPG Arc-en-ciel », martèle-t-il.
Face à ce qu’il considère comme un acharnement, Taliby Dabo, par ailleurs patron du Groupe Dabo Média, insiste sur son engagement de terrain.
« Un parti vit à travers son animation. Lorsqu’elle est absente, c’est le signe que le parti est malade. Nous, nous sommes sur le terrain, nous mobilisons les bases. Et pendant ce temps, d’autres restent enfermés dans leurs bureaux, coupés des réalités. Celui qui peut faire ce que je fais, qu’il vienne à Kankan le prouver devant les militants. Moi, je préfère parler peu et agir. Cette suspension, je la rejette catégoriquement », a-t-il souligné.
Par ailleurs, il remet en cause la légitimité même du Bureau politique national, auteur de la décision.
« Ce bureau devait durer six ans, cela fait plus de dix ans qu’il est là. Plusieurs membres sont décédés ou gravement malades. On ignore même comment les responsables actuels ont été désignés. Celui qui a signé la décision affirme parler au nom du BPN, mais même s’il l’écrit dix mille fois, cela ne changera rien à la réalité des faits. Cette décision est sans valeur », a-t-il conclu.
Michel Yaradouno, depuis Kankan




