Depuis plus de quarante-huit heures déjà, des travailleurs de Winning Consortium Simandou (WCS) sont en grève dans la préfecture de Kérouané. Ce samedi, plusieurs milliers d’entre eux ont battu le pavé dans les rues de la commune urbaine, provoquant une quasi-paralysie des activités.
Le mouvement de grève illimitée, enclenché par les employés de la société minière, ne faiblit pas. Très remontés contre la direction générale, les manifestants exigent le respect de la catégorisation des travailleurs, qu’ils considèrent comme un droit fondamental bafoué.

Interrogé au cours de la manifestation, un gréviste résume le ras-le-bol général.
« L’expression visible de nos souffrances. Aucun engagement pris par les responsables depuis plus de trois ans n’a été respecté. Pas même les promesses contenues dans la convention collective », a-t-il dénoncé.
Malgré l’arrivée, depuis hier matin, d’une mission de l’inspection régionale du travail de Kankan pour tenter une médiation, aucun compromis n’a pour l’heure été trouvé.
La tension reste vive à Kérouané, où travailleurs et autorités semblent encore loin d’un terrain d’entente.
Nous y reviendrons.
Michel Yaradouno, depuis Kankan




