L’affaire fait grand bruit en Afrique australe. L’activiste panafricaniste Kemi Seba est actuellement au cœur d’une procédure judiciaire en Afrique du Sud, mêlant à la fois un dossier d’immigration irrégulière et une demande d’extradition internationale. Interpellé la semaine dernière, l’activiste sera présenté ce 20 avril devant la justice sud-africaine.
Selon des informations, l’influenceur séjourne en Afrique du Sud depuis environ cinq mois. Son visa aurait expiré il y a deux mois, d’après son entourage. Il aurait été interpellé alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays pour traverser la frontière vers le Zimbabwe.
Mais au-delà de cette situation administrative, les autorités sud-africaines évoquent une dimension plus sensible. La police affirme qu’une opération coordonnée avec Interpol aurait permis son arrestation. L’activiste serait en effet recherché par le Bénin, où il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Celui-ci serait lié à son supposé soutien à une tentative de coup d’État déjouée au Bénin le 7 décembre 2025, visant le président Patrice Talon, dirigé par le Lieutenant-colonel Pascal Tigri, en fuite.
Sur le plan judiciaire, l’Afrique du Sud indique qu’une procédure d’extradition est en cours. Toutefois, selon une source proche du dossier, les chances d’aboutissement resteraient limitées, en raison de l’absence d’accord d’extradition formel entre Pretoria et Cotonou.
Ses avocats, pour leur part, entendent contester la procédure et réclamer sa libération dans les plus brefs délais. En cas de remise en liberté, Kemi Seba pourrait soit rester en Afrique du Sud, soit rejoindre le Niger, où il disposerait d’un passeport diplomatique.
Cette information a été confirmée par une correspondance de l’ambassade du Niger en Afrique du Sud, précisant l’authenticité du document. « Après vérification, l’Ambassade confirme que le passeport diplomatique susmentionné a été dûment délivré par les autorités compétentes de la République du Niger. Il est authentique et valide à la date de signature du présent certificat », peut-on lire dans le document.
N’Famoussa Siby




