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Ni l’écriture ni la promulgation : la Constitution vit par le respect de ses dispositions

À la suite de la promulgation de la nouvelle Constitution par le président de la Transition, consécutive à la proclamation des résultats définitifs du référendum par la Cour suprême dans la soirée du vendredi, la Synergie des faîtières et l’Organisation de la société civile guinéenne a tenu une conférence de presse ce samedi 27 septembre.

Dans un communiqué lu par son coordinateur, Ange Gabriel Haba, elles ont pris acte « avec un profond sens de responsabilité et de patriotisme » de ce décret.

« Cet acte solennel marque une étape historique et décisive dans le processus de refondation et de rectification institutionnelle engagée dans notre pays. La Guinée franchit aujourd’hui un tournant majeur en se dotant d’une nouvelle Constitution qui scelle l’unité nationale, renforce l’État de droit et consolide la démocratie » a-t-il déclaré.

La Synergie de la société civile a également salué les premières mesures déjà prises par les autorités, notamment l’adoption du nouveau Code électoral par le Conseil national de la Transition. Cette démarche, selon elle, témoigne de la volonté des institutions de doter le pays de tous les instruments juridiques nécessaires à l’application rigoureuse de la Constitution et au retour rapide à l’ordre constitutionnel. Toutefois, elle estime que l’essentiel reste à faire.

« L’urgence est désormais à l’organisation rapide et transparente des élections nationales et locales afin de doter le pays d’institutions élues, stables et représentatives », a-t-elle affirmé.

Elle a aussi appelé à « la mise en place progressive des nouvelles institutions prévues par le texte et qui constituent les piliers d’un État équilibré et garant des libertés ».

Tout en rappelant que la force d’une loi fondamentale ne réside pas uniquement dans sa rédaction, la société civile insiste sur sa mise en œuvre effective.

« Toutefois, il importe de rappeler que la force d’une Constitution ne réside pas uniquement dans son écriture et dans sa promulgation, mais surtout dans le respect scrupuleux de ses dispositions par les gouvernés comme par les gouvernants. C’est dans l’obéissance collective à cette exigence que se jouera l’avenir de notre pays. La société civile, consciente de sa mission de vigie citoyenne, se tient résolument engagée à veiller à l’application loyale et intégrale de la Constitution et à rappeler sans relâche aux institutions, aux acteurs politiques, aux corps sociaux et à chaque citoyen que le respect de ce pacte suprême est la condition de la paix, de la stabilité et de la prospérité », a-t-elle souligné.

Aminata Camara 

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