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COP30 au Brésil : « Les petites nations doivent former un bloc uni », Aliou Diallo

Le 10 novembre 2025, la 30ᵉ Conférence des Parties sur le climat (COP30) a officiellement débuté au Brésil. Cette rencontre, réunissant des représentants du monde entier, se veut un espace de dialogue et de décision autour des enjeux du réchauffement climatique.

Cependant, cette année, la COP30 est marquée par un événement inattendu : l’absence notable des grands pollueurs mondiaux. La Chine, l’Inde et les États-Unis, responsables d’une part considérable des émissions de gaz à effet de serre ont choisi de ne pas envoyer de hauts représentants, suscitant de vives interrogations sur leur engagement réel face à l’urgence climatique.

Aliou Diallo, spécialiste des questions environnementales et activiste écologiste, a exprimé sa profonde préoccupation face à cette absence. Selon lui, ces pays, pourtant acteurs majeurs de la crise climatique, font preuve d’un manque flagrant d’engagement.

« Les grands pollueurs refusent de venir et de financer les pertes et les dommages qu’ils causent à l’humanité. C’est un problème majeur. Comment peut-on espérer avancer si ceux qui détiennent le pouvoir économique et industriel ne sont pas prêts à assumer leur part de responsabilité ? », s’est-il inquiété.

L’activiste souligne l’ironie de la situation : les nations les plus polluantes, responsables de la majeure partie des émissions mondiales, semblent se détourner des solutions, tout en continuant à exploiter les ressources des pays en développement.

« Si ces grandes nations ne reconnaissent pas leurs responsabilités, il est essentiel que les pays en voie de développement se regroupent pour faire entendre leur voix et leur réalité », a-t-il ajouté.

La COP30 devait être celle des décisions concrètes, une conférence d’actes, et non de discours. Pourtant, comme souvent, de nombreuses promesses risquent d’être faites sans résultats tangibles. Pour Aliou Diallo, cette rencontre ne doit pas se limiter à des engagements de façade, mais devenir un moment clé pour que les nations les plus touchées par les effets du changement climatique obtiennent une compensation financière équitable pour les pertes et dommages subis.

« Les petites nations, les pays vulnérables doivent se battre pour former un bloc solide face aux grandes puissances. Nous avons des ressources naturelles, des matières premières qui alimentent les grandes industries des pays développés. Si nous formons un bloc uni, ces puissances seront contraintes de revoir leur position », a insisté Aliou Diallo.

L’Afrique, bien que peu responsable des émissions mondiales, subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique. Le continent fait face à des phénomènes extrêmes : sécheresses prolongées, inondations, perturbations des saisons agricoles.

En Guinée, par exemple, des pluies exceptionnelles se sont abattues en novembre, alors même que la saison pluvieuse est censée se terminer en octobre.

« Les changements climatiques ne se manifestent pas uniquement par des vagues de chaleur. Ce sont des phénomènes qui perturbent tout un cycle. La saison des pluies, qui devrait durer six mois, connaît désormais des retards dans son début et sa fin. Cela a des conséquences dramatiques sur l’agriculture et les populations vulnérables », a expliqué Diallo.

Pour lui, l’Afrique doit urgemment revoir sa stratégie face aux défis climatiques. La réponse ne peut plus se limiter à des déclarations de principe : elle doit s’appuyer sur une action concertée et déterminée.

« L’Afrique est un continent riche en ressources, mais nous devons faire front contre les grandes puissances. Si nous voulons que les pertes et les dommages subis par les pays en développement soient pris en compte, nous devons être plus fermes, plus unis et surtout plus déterminés », a conclu l’activiste.

Alors que la COP30 se poursuit, les nations vulnérables, en particulier celles du continent africain, sont appelées à s’unir face à l’inaction des grands pollueurs. Les grandes puissances, quant à elles, doivent comprendre que l’inaction climatique met déjà en péril des millions de vies et que la solidarité mondiale est indispensable pour relever les défis environnementaux croissants.

Thierno Amadou Diallo

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