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Libertés fondamentales en Guinée : les engagements du gouvernement

Au moment où le Premier ministre Amadou Oury Bah érige la protection des libertés fondamentales en priorité de son action gouvernementale, la réalité du terrain reste marquée par de nombreux cas de violations des droits humains et des disparitions qui continuent de susciter inquiétudes et indignation. Lors de sa déclaration de politique générale présentée ce mercredi 25 mars 2026 devant les conseillers nationaux de la transition, le chef du gouvernement a affiché une ambition claire : faire des droits et libertés le socle de la gouvernance publique. Une volonté qui intervient dans un contexte où les attentes sont particulièrement fortes, après plusieurs épisodes dénoncés par des organisations de défense des droits humains.

« Au-delà de la consolidation des institutions et de la modernisation de l’action publique, la qualité de l’État se mesure également à sa capacité à garantir les droits et libertés fondamentaux », a déclaré le Premier ministre.

Mais au-delà des engagements, les Guinéens restent confrontés à une réalité préoccupante, marquée par des arrestations contestées, des restrictions de libertés publiques et des cas de disparitions dont les familles sont encore sans nouvelles. Autant de situations qui interrogent sur l’effectivité de l’État de droit.

Conscient de ces défis, Amadou Oury Bah appelle à une rupture avec les approches purement déclaratives, en inscrivant la question des droits humains dans une logique de transformation structurelle de l’État.

« Dans la consolidation de la Vᵉ République, la question des droits de l’Homme ne saurait être appréhendée comme une simple exigence normative ou déclarative. Elle constitue un indicateur de maturité institutionnelle et un fondement de la légitimité de l’action publique. Le Gouvernement entend ainsi inscrire durablement la protection des droits et libertés dans le fonctionnement effectif de l’État, à travers le renforcement des mécanismes nationaux de garantie, l’indépendance des institutions juridictionnelles, la professionnalisation des acteurs de la chaîne judiciaire et la prévention des atteintes aux droits fondamentaux. Cette approche privilégie une logique de responsabilité, de redevabilité et d’équilibre entre l’autorité de l’État et la protection des citoyens », a-t-il souligné.

Pour beaucoup, l’enjeu ne réside plus dans les déclarations, mais dans la capacité des autorités à traduire ces engagements en actes concrets, capables de mettre fin à l’impunité et d’éclairer les zones d’ombre entourant les disparitions signalées.

Thierno Amadou Diallo

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