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Incivisme à Conakry : carrefours transformés en dépotoirs, des habitants exaspérés

Sur l’autoroute Fidel Castro, du rond-point de Matoto jusqu’au rond-point Gbessia, de la T7, en passant par l’université de Sonfonia, le même paysage s’impose aux usagers : des tas d’ordures débordent sur la chaussée. Sacs éventrés, déchets plastiques, restes alimentaires… Les carrefours se transforment peu à peu en dépotoirs à ciel ouvert, malgré les travaux d’aménagement en cours.

Au niveau de la T7, une odeur irrespirable et des nuées de mouches accueillent les passants. Les riverains dénoncent un incivisme devenu presque normalisé.

« Chaque jour, on voit des gens venir jeter ici comme si c’était une décharge publique. On ne peut même plus marcher tranquillement. Les gens viennent jeter leurs poubelles en pleine nuit. Parfois ce sont même des commerçants. Mais s’il y avait plus de bacs à ordures et une collecte régulière, cela n’arriverait pas comme ça », se plaint Amadou Diallo, un habitant du quartier.

Ce phénomène n’épargne aucun carrefour : Bonfi, Matoto, Cosa… Partout, le même constat : des déchets déposés dans des sacs ou directement à l’air libre, en plein milieu des travaux de voirie. Selon certains citoyens, le manque de dispositifs adaptés et le retard dans la collecte encouragent ces comportements.

Mariama Sylla, étudiante à l’université de Sonfonia, emprunte quotidiennement la route. Elle ne cache pas son inquiétude : « Nous venons étudier, mais on traverse des ordures et de la boue. C’est dangereux pour la santé, surtout quand il fait chaud. On se demande vraiment s’il y a un suivi des travaux et de l’hygiène publique ».

Kadiatou Camara, citoyenne, estime que les appels à la sensibilisation ne suffisent plus.

« On sait tous que jeter des ordures sur la route est interdit. On n’a pas besoin qu’on nous l’apprenne. Ceux qui continuent de le faire doivent être punis, qu’ils payent des amendes, qu’on confisque leurs camions si ce sont des commerçants. Chacun veut vivre dans une ville propre, mais personne ne veut faire l’effort. On pense toujours que c’est l’État qui doit tout faire. La propreté, c’est d’abord une question de conscience », a-t-elle indiqué.

Elle propose un dispositif concret : « Les autorités doivent installer des postes de surveillance, filmer les dépôts sauvages, arrêter les coupables. Si les gens voient qu’il y a des conséquences, ce comportement va s’arrêter immédiatement ».

Alors que les autorités promettent une autoroute moderne et assainie, le défi du civisme reste crucial. Les citoyens rencontrés appellent à davantage de sensibilisation et, surtout, à une présence régulière des services d’hygiène.

M’Mah Cissé 

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