Au lendemain de la présidentielle du 28 décembre 2025, qui a consacré la victoire de Mamadi Doumbouya dès le premier tour, les autorités guinéennes précisent peu à peu le calendrier devant permettre d’achever le retour à l’ordre constitutionnel. Invité Afrique de RFI ce vendredi, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a confirmé que les prochaines échéances électorales devraient se tenir dans des délais rapprochés.
« Il est prévu que ces élections se déroulent cette année, les législatives, puis les élections de base (communales) avant le début de l’hivernage », a-t-il déclaré sur les antennes de la radio française.
Interrogé plus précisément par RFI sur la possibilité d’organiser les élections législatives d’ici au mois de mai, le ministre n’a pas écarté cette hypothèse. « C’est envisageable, fortement », a-t-il répondu.
Il faut dire que ces annonces font écho à des informations récemment rapportées par nos confrères de Mosaiqueguinee. Selon notre confrère, lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an au président de la République par l’équipe gouvernementale, Mamadi Doumbouya aurait tenu un discours de vérité à ses collaborateurs. Il leur aurait indiqué que bon nombre d’entre eux ne seraient pas reconduits dans le prochain gouvernement, tout en les rassurant sur leur avenir politique et administratif.
En effet à en croire les sources de notre confrère, le chef de l’État aurait assuré que les ministres sortants non reconduits ne seraient pas pour autant « lâchés ». Ils pourraient être reversés, selon les cas, à l’Assemblée nationale, au Sénat ou encore nommés à des postes diplomatiques, notamment dans les ambassades.
Ces éléments tendent à corroborer les propos d’Ousmane Gaoual Diallo sur l’imminence des élections législatives. La perspective d’un renouvellement rapide du Parlement expliquerait, en effet, la nécessité d’anticiper le repositionnement de certains cadres de l’actuel exécutif dans les futures institutions.
Si aucun calendrier officiel n’a encore été rendu public, les signaux envoyés par le pouvoir suggèrent néanmoins une volonté d’accélérer la normalisation institutionnelle. L’organisation des élections législatives et communales avant la saison des pluies, synonyme de fortes contraintes logistiques, s’inscrit également dans la logique de maîtrise du temps politique.
N’Famoussa Siby




